Après avoir brillé dans de grandes fresques musicales, Gregory Deck s’apprête à faire son grand retour avec une œuvre beaucoup plus intime et viscérale. Attendu pour le 5 septembre prochain, son nouveau titre « Chambre Single » est une chanson alternative puissante qui aborde de front la désillusion amoureuse. En exclusivité pour ActuaNews, l’artiste se livre sur la genèse de ce morceau très attendu, né de retrouvailles artistiques dix ans après, et sur les coulisses de cette « chambre » pas comme les autres.
ActuaNews : Bonjour Gregory. Le public te connaît beaucoup pour tes rôles marquants sur scène (Dracula, Salut les Copains, Bernadette de Lourdes). Le 5 septembre prochain, avec la sortie de « Chambre Single », on va découvrir une facette beaucoup plus intime et alternative de ton univers musical. Était-ce le moment idéal pour revenir à quelque chose de plus personnel ?
Gregory Deck : Bonjour Virginie! Oui, totalement. Les comédies musicales sont des aventures extraordinaires, mais on y porte les mots et les histoires des autres, souvent dans des costumes imposants. En parallèle, j’ai toujours continué à développer mon propre projet. « Chambre Single », que j’ai hâte de partager avec vous à la rentrée, c’est une véritable mise à nu. C’est un texte sans filtre, très ancré dans le réel. J’avais besoin de cette authenticité, de me présenter au public sans artifice, avec mes propres failles et mes propres tempêtes.
« Le 5 septembre, je dévoile « Chambre Single », un titre né de l’orage intérieur d’une rupture »

ActuaNews : Ce nouveau single est d’ailleurs le fruit de très belles retrouvailles. On retrouve Clément Verzi à la composition et Olivier Blackstone aux arrangements. Pouvez-vous nous raconter comment cette collaboration est née en vue de cette sortie ?
Gregory Deck : C’est une belle histoire d’amitié et de timing ! Nous nous sommes rencontrés tous les trois en 2017, sur la fresque musicale Jésus, de Nazareth à Jérusalem. On a partagé la scène, les coulisses, les tournées… Presque dix ans plus tard, l’idée de retravailler ensemble sur ce nouveau titre s’est imposée comme une évidence. Nous sommes un peu redevenus les « trois apôtres » le temps de ce projet. Clément, qui a un univers folk incroyable, a composé une musique qui collait parfaitement à l’émotion du texte. Et Olivier a apporté toute son expertise sur les arrangements pour donner au morceau cette envergure organique et électronique.
ActuaNews : Le texte de la chanson joue constamment sur la dualité. On passe de la « chambre double », synonyme de projets, à la solitude de la « chambre single ». Comment avez-vous travaillé cette narration, notamment cette image des valises qui cherchent Venise ?
Gregory Deck : Je voulais que la chanson soit très visuelle, presque cinématographique. Au début, on est dans le souvenir pur : les valises qui roulent et se cognent, cherchant peut-être Venise sur une carte, alors même que nous avions d’autres projets, une autre trajectoire en tête. C’est cette sensation d’invincibilité qu’on a quand on chine des « chambres doubles » en croyant que la route est tracée d’avance. C’est doux, un peu nostalgique. Et puis la réalité frappe. Le « nous » se disloque. Se retrouver dans une « chambre single », c’est l’allégorie de l’isolement brutal après la rupture. On a le cœur en cage et l’âme en rage.
« Quand on vit une rupture, la douleur n’est pas toujours silencieuse et larmoyante, elle est souvent violente et frénétique»

ActuaNews : Musicalement, ce basculement émotionnel s’entend très clairement. Les couplets sont nostalgiques, et le refrain explose dans une énergie très alternative…
Gregory Deck : Exactement. La musique devait traduire cet orage intérieur. Quand on vit une rupture, la douleur n’est pas toujours silencieuse et larmoyante, elle est souvent violente et frénétique. C’est ce que nous avons voulu retranscrire avec les arrangements d’Olivier Blackstone. Le morceau commence comme une confidence murmurée à l’oreille, et finit par s’emballer, pensé pour exploser en live. C’est un morceau thérapeutique, on doit avoir envie de le crier à pleins poumons.
ActuaNews : Pour illustrer ce single à paraître le 5 septembre, vous avez choisi une photographie en noir et blanc signée Thibault Maestracci. Elle représente un couple dans l’eau, face au soleil couchant. Pourquoi ce choix d’image, qui semble si apaisée comparée à la « rage » du refrain ?
Gregory Deck : Ce choix va bien au-delà de l’esthétique, c’est une démarche extrêmement personnelle et intime. Pour être tout à fait transparent, ce couple sur la photo… c’est mon ex-compagne et moi, à l’époque où nous étions encore ensemble. Thibault a su capturer ce moment d’une grande pureté et d’un calme olympien. Pour moi, cette image fige l’instant exact du souvenir avant la tempête. C’est le moment de connexion parfaite, l’apogée absolue de la « chambre double ». Mettre notre propre photo, une trace si paisible de ce que nous étions, en face d’un texte qui hurle la perte et la cage, cela décuple la violence de la séparation. C’est le silence indélébile, juste avant le chaos.

ActuaNews : Un dernier mot pour nos lecteurs qui vont cocher la date du 5 septembre dans leur calendrier ?
Gregory Deck : Soyez au rendez-vous ! Ce jour-là, branchez un bon casque ou montez le son dans la voiture, et laissez-vous emporter par le voyage. Et si vous avez un jour eu le cœur en cage dans une chambre single, j’espère que cette chanson vous aidera à en sortir.






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