Les recueils de textes courts de Philippe Delerm sont ainsi miraculeusement faits qu’on y trouve des évidences qu’on voudrait avoir écrites soi-même, entrecoupées de sentiments singuliers qui n’appartiennent qu’à lui.

Découper les pages d’un livre. La fragile énigme de la rose trémière. Passer le doigt sur une vitre embuée. Voilà pour la nostalgie partagée, la fragilité de l’instant qui relie à l’enfance, toutes nos enfances mêlées. Les silhouettes découpées d’Andersen. Le mystère du Coca. L’incipit de La Rabouilleuse de Balzac. Voilà pour les trouvailles intimes, des éclairages portés sur des intensités qu’on ne soupçonnait pas, des instants suspendus et vibrants.

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Quarante-trois textes courts comme quarante-trois invitations à vivre plus fort cette « vie en relief » que Delerm ne cesse de nous enseigner de livre en livre.

Né en 1950, Philippe Delerm a tout connu de la vie d’écrivain : l’attente, le succès phénoménal avec La Première Gorgée de bière (1997, plus d’un million et demi d’exemplaires vendus), mais, surtout, l’assurance de créer une œuvre riche d’une soixantaine de livres, d’une fidélité absolue à ce qu’il est, ce qu’il vit. Un auteur qui est l’un de nos grands écrivains classiques contemporains : jubilatoire et incontournable.

Philippe Delerm  » Les Instants suspendus « , éditions du Seuil , en librairie le 18 août

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