A la ville, Chavi est Antoine Ferrari, un jeune homme qui a tissé des liens très forts avec la Nouvelle-Calédonie, où il a débarqué en 2011. Celui qui revendique son côté « Zor *» sans rougir en a fait quasiment une marque de fabrique.

Les paroles sont le cœur battant du rap de Chavi, qui se plaît à écrire des textes incisifs, avec des unions lexicales improbables et des rimes travaillées, non sans une bonne dose d’ironie. Observateur attentif de son monde, il déroule un hip-hop qui fluctue entre problématiques personnelles et phénomènes de société. L’artiste s’investit par ailleurs auprès des jeunes des quartiers à travers des ateliers d’expression.

Si le rappeur a la fibre roots depuis son adolescence – son album « Soudwane » (2013) en témoigne – il a choisi la voie d’un rap très actuel, nourri d’influences de son temps. Chavi est en notamment passé maître dans l’art des ruptures de rythmes. Dans ses EP L’Abscène vol #1 et #2, on passe allégrement d’une trap sombre avec des beats très lents, au boom bap (plus rythmé), qui rappelle le rap des années 90.

Sur scène, Chavi enflamme son auditoire grâce à son flow remarquable. Il a déjà eu l’opportunité de se frotter à des grosses pointures du rap français invités en Nouvelle-Calédonie : I AM et Joey Star pour lesquels il a assuré les premières parties. Son nouvel opus « Mauvaise oreille » produit avec Koyö, et DJSE, deux valeurs reconnues du beatmaking sur le Caillou est sorti en juin 2020. Infusé dans la sève du rap français des premières heures, ce nouvel album se veut plus lumineux, avec en prime des sonorités électro ou même disco. Quelques rythmes ensoleillés qui vont chercher du côté de l’Afrique ou du Brésil se font entendre.

Décomplexé, Chavi affirme sa personnalité éclectique mais reste cohérent. Tour à tour ironique ou conscient, introspectif ou spectateur de son époque, Chavi soigne sa prose, jetant un regard à la fois tendre et acerbe sur la société calédonienne, mais aussi très sensible quand il s’adresse aux siens.

Chavi revient avec un nouveau titre accompagné de la ravissante chanteuse d’origine Kanak, Veima, « BNW ». Un trap love abordant les difficultés dans les relations mixtes et se dévoile dans un clip à voir ci dessous

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