L’auteure-compositrice, chanteuse, poète et éducatrice Camae Ayewa a passé des années à organiser et à se produire dans la communauté musicale underground de Philadelphie avant de s’installer à Los Angeles pour enseigner la composition à la Thornton School of Music de l’Université de Californie du Sud. Elle a publié son premier album en tant que Moor Mother, Fetish Bones, en 2016, et a depuis sorti une abondance de musique acclamée, à la fois en tant qu’artiste solo et en collaboration avec d’autres musiciens qui partagent sa volonté de déterrer l’indicible.


Paru la semaine dernière, Jazz Codes est son deuxième et dernier album pour ANTI- et un compagnon de son célèbre album de 2021, Black Encyclopedia of the Air. Jazz Codes utilise le free jazz comme point de départ, mais la collection poursuit le récent virage du catalogue aux multiples facettes de Moor Mother vers plus de mélodie, plus de voix chantées, plus de chœurs, plus de complexité. A travers son travail, Ayewa met en lumière les principes de sa pratique collaborative multidisciplinaire, le Black Quantum Futurism, un cadre théorique pour percevoir et ajuster la réalité par le biais de l’art, de l’écriture, de la musique et de la performance, inspiré des ontologies noires historiques. 

Cette semaine on découvre le film de l’album regroupant différents titres de Jazz Codes comme Barely Woke ou Woody Shawa. Le film nous emmène dans le rêve afrotopien, représentant Camae Ayewa entre déesse et guerrière, mystique et cyborg. 

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