Un dimanche entre chien et loup, douceur et tristesse, tout autant promesse d’excitation que de trous d’air à venir : bad sunday !

Deux ans après avoir donné un bon petit coup de pied dans la fourmilière du rock hexagonal en dégoupillant “Hey Right”, un EP fait d’énergie et d’urgence, puis en prenant le micro des Liminanas pour une tournée au long cours sur les routes de France et d’Europe, Nika Leeflang revient en force cet hiver avec “Bad Sunday”, album de 9 titres fait du même bois, brut, puissant, explosif, un de ces opus qui claque aux vents et sans crier gare bouscule l’ordre établi, oscillant en douceur entre calme et tempête, introspection et envie de tout casser, mélancolie joyeuse et euphorie vivifiante.


Une voix chaude, qui nous envoûte tantôt en anglais, tantôt en français, des guitares saturées, une bonne dose d’énergie, une liberté totale et l’envie permanente de casser les codes, de ne pas se laisser enfermer dans une case, le cocktail que nous propose Nika réchauffe le corps et apaise l’esprit, à l’instar de ce whisky japonais presque éponyme réputé pour la douceur de son attaque et la chaleur intense qu’il procure ensuite…


Dans son shaker, nul besoin de beaucoup d’ingrédients pour que l’alchimie opère et les sensations fortes arrivent en nombre. Avec ses cheveux blonds comme ceux de Kurt Cobain, sa classe et son flow qui la placent dans la même famille que Kim Gordon et sa guitare au son digne de PJ Harvey, Nika, comme pour faire honneur à Athena, punkette antique belliqueuse lui ayant donné son prénom, a la sagesse du rock, la douceur d’un uppercut et la liberté d’aller là où cela lui chante.


Dès lors, peu importe qu’elle nous conte des tranches de vie légères sur un dimanche (“Bad Sunday”), la joie des vacances (“No Title”), le doux onirisme d’une balade en ville (“Good Sunday”), ou aille sur des terrains plus sombres (les violences conjugales dans “Never Tell”, la société de consommation dans “Customer”, l’urgence d’un départ dans “Night Call” ou le trac dans “Broken Bones”), peu importe qu’elle nous enveloppe d’une voix douce a capella ou nous plonge dans un bain ardent de stoner, peu importe qu’elle nous séduise d’un sourire ou nous bouscule d’un riff agressif, qu’elle se place dans la pure tradition pop-rock ou explore des sonorités différentes, l’ivresse est toujours la même, totale, renversante, flamboyante. A déguster donc sans modération !

L’album « Bad Sunday » est disponible à partir du 19 mars 2021 sur toutes les plateformes : https://lnk.to/NikaLeeflang_Album

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