Après plusieurs semaines de discussions et de spéculations autour d’un possible parc Dragon Ball en Île-de-France, le projet vient de franchir une étape décisive. Emmanuel Macron a annoncé ce lundi 24 août la création de trois parcs à thème à Cergy-Pontoise, dans le Val-d’Oise, dans le cadre d’un investissement saoudien de 6 milliards d’euros. Parmi ces trois futurs parcs figure un projet consacré à l’univers de Dragon Ball, avec 22 000 emplois annoncés.
UN PROJET QUI CHANGE DE DIMENSION
Une annonce officielle depuis l’Élysée
Le projet qui suscitait depuis plusieurs semaines l’attention des amateurs de parcs à thèmes et de l’univers manga est désormais officiellement entré dans une nouvelle phase. Emmanuel Macron a annoncé ce lundi la création de trois parcs à thème à Cergy-Pontoise, à l’occasion de la visite officielle en France du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane. Selon l’annonce présidentielle, ces différents projets représenteront un investissement de 6 milliards d’euros et devraient permettre la création de 22 000 emplois.
Cette annonce donne surtout une ampleur nouvelle au dossier évoqué depuis la fin du mois de juillet. À l’origine, les informations disponibles faisaient état de discussions entre les autorités françaises et Qiddiya Investment Company, société saoudienne spécialisée notamment dans le divertissement, le sport et la culture. Le projet envisagé concernait alors un parc inspiré de Dragon Ball et potentiellement implanté sur le site de l’ancien parc Mirapolis, à Courdimanche, dans l’agglomération de Cergy-Pontoise.
De Mirapolis à une nouvelle destination touristique
Le choix de Cergy-Pontoise n’est donc pas totalement nouveau dans ce dossier. Les discussions révélées début août évoquaient déjà le vaste terrain de l’ancien Mirapolis comme une possibilité pour accueillir un projet d’envergure autour de Dragon Ball. Plusieurs réunions avaient été organisées depuis avril entre l’Élysée, la région Île-de-France, les collectivités concernées, les agences d’attractivité et Qiddiya Investment Company, principal investisseur pressenti.
L’annonce du 24 août élargit toutefois considérablement les perspectives. Il ne s’agit plus simplement d’un éventuel parc Dragon Ball, mais d’un ensemble de trois parcs à thème destiné à constituer une nouvelle destination touristique en région parisienne. Les contours précis de chacun des trois sites, leur superficie, leur organisation et leur calendrier de réalisation restent encore à détailler, mais l’ampleur financière annoncée place déjà le projet parmi les investissements touristiques les plus importants envisagés en France.
DRAGON BALL, PIÈCE MAÎTRESSE D’UN ENSEMBLE PLUS VASTE
Un parc dédié à l’univers imaginé par Akira Toriyama
L’élément qui retient naturellement l’attention du grand public reste la présence de Dragon Ball dans ce projet français. Les informations désormais disponibles indiquent que l’un des trois parcs sera consacré à l’univers du manga et de l’animation japonais, tandis que plusieurs médias précisent qu’il s’agit bien de Dragon Ball. Cette perspective constitue une évolution spectaculaire par rapport aux premières informations publiées au début du mois d’août, lorsque l’existence même du projet était encore présentée comme une négociation en cours.
Pour les fans français, l’annonce est d’autant plus symbolique que Dragon Ball occupe une place particulière dans la culture populaire depuis plusieurs décennies. La franchise, popularisée notamment en France par la télévision et le Club Dorothée, bénéficie toujours d’une importante communauté de passionnés. La création d’un parc consacré à cet univers permettrait donc de transposer physiquement ses personnages, ses décors et son imaginaire dans un environnement touristique majeur, même si les caractéristiques précises du futur site français n’ont pas encore été communiquées.
Qiddiya possède déjà une expertise dans l’univers Dragon Ball
Le choix de cette licence prend également une résonance particulière lorsqu’on observe les projets développés par Qiddiya en Arabie saoudite. Le groupe a officiellement annoncé un parc Dragon Ball à Qiddiya City, près de Riyad, présenté comme le premier parc à thème entièrement consacré à cet univers. Le projet saoudien doit s’étendre sur plus de 500 000 mètres carrés et intégrer sept zones thématiques ainsi que plus de trente attractions, avec notamment un grand huit associé à Shenron.
Cette expérience permet de mieux comprendre l’ambition du groupe derrière le projet français. Qiddiya Investment Company est une filiale du fonds souverain saoudien Public Investment Fund et développe des projets liés notamment au divertissement et au tourisme. Pour autant, il serait prématuré de considérer que le futur parc français sera une reproduction du projet actuellement développé en Arabie saoudite : aucune information officielle suffisamment détaillée ne permet aujourd’hui d’en connaître les attractions, la superficie ou l’architecture.
6 MILLIARDS D’EUROS ET 22 000 EMPLOIS ANNONCÉS
Une opération présentée comme historique
Au-delà de Dragon Ball, c’est surtout le montant de l’investissement qui donne à cette annonce une dimension exceptionnelle. Emmanuel Macron évoque 6 milliards d’euros d’investissements et 22 000 emplois créés autour de ces trois parcs à thème. Le président de la République présente cette opération comme une nouvelle étape de la politique d’attractivité économique menée dans le cadre de Choose France, avec l’objectif de faire venir en France des investissements internationaux d’envergure.
Dans son message consacré à cette annonce, Emmanuel Macron souligne également sa volonté d’attirer en France des projets capables de créer de l’emploi et de renforcer l’attractivité du territoire. Le chef de l’État compare la portée annoncée de cette opération à celle de l’arrivée de Disneyland Paris, en évoquant une nouvelle destination mondiale en France. Cette comparaison traduit l’importance politique et économique accordée à ce projet, même si son calendrier, sa fréquentation future et son modèle économique devront encore être précisés.
Un calendrier encore à préciser
Si l’annonce présidentielle constitue une étape majeure, elle ne signifie pas pour autant que les visiteurs pourront prochainement franchir les portes des trois parcs. À ce stade, aucune date d’ouverture officielle n’a été communiquée et plusieurs paramètres essentiels restent à définir, notamment le calendrier des travaux et les caractéristiques précises des différents équipements. Les informations disponibles indiquent que la construction nécessitera plusieurs années.
Le futur projet devra également passer par les différentes étapes nécessaires à la concrétisation d’un complexe touristique de cette ampleur. Le site de l’ancien Mirapolis, régulièrement cité dans les informations concernant le projet Dragon Ball, se trouve à Courdimanche, dans l’agglomération de Cergy-Pontoise. Si son implantation reste au cœur des informations diffusées depuis plusieurs semaines, les détails définitifs du foncier, des infrastructures, de la desserte et de l’aménagement devront encore être officialisés.
UNE NOUVELLE PAGE POUR L’ANCIEN SITE DE MIRAPOLIS
Le souvenir de l’ancien parc reste présent
Pour les habitants du secteur et les passionnés de parcs d’attractions, la perspective d’un nouveau complexe sur ou autour du site associé à Mirapolis possède évidemment une dimension particulière. L’ancien parc d’attractions, situé à Courdimanche, a fermé ses portes en 1991 et son emplacement est aujourd’hui au centre des discussions concernant ce projet touristique. L’idée de voir renaître une activité de loisirs d’une ampleur internationale sur ce territoire constitue donc un changement majeur de perspective.
Il convient néanmoins de distinguer les informations établies des éléments qui restent à confirmer. Les discussions concernant l’implantation d’un parc Dragon Ball sur l’ancien site de Mirapolis ont été rapportées par l’AFP dès le 10 août, tandis que l’annonce présidentielle du 24 août confirme désormais l’existence d’un projet beaucoup plus vaste à Cergy-Pontoise. Les prochains mois devront donc permettre de déterminer précisément la place du site de Courdimanche dans l’ensemble des trois parcs annoncés.
Une annonce qui dépasse largement l’univers manga
L’intérêt suscité par Dragon Ball ne doit enfin pas masquer la portée globale de l’opération. L’investissement annoncé par l’Arabie saoudite concerne trois parcs à thème et s’inscrit dans une stratégie plus large de développement des activités touristiques et de loisirs portée par Qiddiya. Pour la France, le gouvernement met en avant l’investissement étranger, les créations d’emplois et la perspective de renforcer encore l’attractivité touristique de la région parisienne.
La présence d’un parc Dragon Ball constitue toutefois une formidable locomotive médiatique pour ce projet. Après plusieurs semaines durant lesquelles l’hypothèse d’un parc consacré à Son Goku et à son univers restait encore entourée de nombreuses incertitudes, l’annonce du 24 août marque un tournant. Reste désormais à découvrir à quoi ressembleront concrètement ces trois parcs, quelles licences ou thématiques ils accueilleront et surtout quand le public pourra enfin les découvrir.
L’annonce d’Emmanuel Macron transforme donc le projet Dragon Ball évoqué ces dernières semaines en un projet beaucoup plus vaste, avec trois parcs à thème annoncés à Cergy-Pontoise. Les 6 milliards d’euros d’investissement et les 22 000 emplois annoncés témoignent de l’ambition affichée par la France et Qiddiya. Désormais, les regards se tournent vers les prochaines étapes pour connaître les contours définitifs du futur complexe et la place exacte qu’y occupera Dragon Ball.







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