L’été dernier, François-Michel Lambert avait proposé à l’assemblée, une loi visant à légaliser totalement la vente et la consommation de cannabis en France. Après le Canada, la Belgique ou l’Allemagne, pourquoi pas la France ?

Une solution économique majeure

Selon ces élus et médecins issus de tous bords politiques, légaliser le cannabis permettrait de récupérer entre 2 et 2,8 milliards d’euros par an. Pour rappel, la vente de cannabis en France est la première économie souterraine. Depuis la crise du COVID-19, la dette du pays s’agrandit et récupérer cette économie serait une bonne idée.

Avec cette proposition, les élus ont émis l’idée de l’agriculture du cannabis : un secteur qui pourrait, dans le futur, créer entre 30 000 et 80 000 emplois. Planter des graines de cannabis pour générer de l’emploi est une possibilité pour le futur selon Esther Benbassa, sénatrice écologique.

L’argument sécuritaire

Ils insistent aussi sur la sécurité : légaliser le cannabis pourrait permettre de soulager les forces de police dont la principale activité est de contrôler pour « simple usage de stupéfiants ». Cette idée fait aussi écho pour maîtriser et réguler la distribution et la composition des produits vendus.

Pour rappel, la France est le premier consommateur européen de cannabis : en 2017, on comptait plus de cinq millions de fumeurs occasionnels et 700 000 utilisateurs réguliers.

Des études en cours

Fin octobre dernier, Emmanuel Macron avait indiqué ne pas être favorable à légalisation du cannabis. Il avait surtout appuyé sur le fait qu’aucune étude n’existait concernant les effets sur la vigilance des consommateurs. 

En réalité, de nombreuses études existent, mais se focalisent surtout sur le cannabis à usage thérapeutique. Il a été prouvé dans plusieurs pays, en revanche, que le cannabis thérapeutique, c’est-à-dire délivré par petites doses, avait des propriétés afin de soulager les douleurs chroniques, notamment face à la sclérose en plaques. De plus, une étude française avait été lancée en novembre dernier, mais a dû être reportée suite à la crise sanitaire.

Des amendes forfaitaires depuis le 1er septembre

Depuis le 1er septembre, la consommation de cannabis en France est pénalisée. La politique de l’état consiste « à tout miser sur la sanction » souligne l’addictologue Jean-Pierre Couteron.

Pour un joint fumé dans la rue, l’amende est de 200 euros. Cette mesure s’applique à toutes les villes et à toutes les drogues, mais concerne plus spécialement le cannabis : un règlement expéditif qui vise notamment à éviter l’engorgement des tribunaux.

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