La consommation de cannabis se différencie selon que son motif soit récréatif ou bien qu’il soit thérapeutique. D’ailleurs, l’usage médical s’oppose à l’utilisation récréative. Néanmoins, cette opposition, du point de vue juridique essentiellement, ne permet pas de proposer un suivi adéquat en matière de santé publique tant la distinction entre le médical et le récréatif est difficile à mettre en place. Par conséquent, comprendre les motifs pour lesquels certains individus recourent au cannabis ou au chanvre est une première étape pour se défaire des caricatures.

Une médicamentation sur prescription

Le recours thérapeutique au cannabis se base sur des arguments scientifiques. En d’autres termes, il s’agit pour les professionnels de santé de constater des effets individuels avant de pouvoir s’assurer qu’il existe un réel bienfait à l’échelle collective.

Pour le moment, la médicamentation repose uniquement sur le cannabidiol pour traiter des cas d’épilepsies. Néanmoins, la loi du 24 décembre 2019 pour le financement de la sécurité sociale en 2020 présente une évaluation de l’utilisation du cannabis thérapeutique sous certaines indications. Elle est une étude expérimentale de deux années afin d’examiner la recevabilité des bienfaits. Ainsi la médicamentation sur prescription pourrait élargir son champ d’action. Ce qui autoriserait certains Français de profiter d’un traitement médical adapté et licite, en plus des euphorisants légaux.

Automédication et usage social

Selon certaines études sociologiques, la consommation de cannabis la plus courante s’inscrirait dans un usage social (intégration dans un groupe, favoriser les contacts sociaux avec les autres, participer à des expériences collectives, etc.). Autrement dit des usages en relation directe avec les effets psychoactifs de la plante originaire d’Asie.

Une autre utilisation – et non thérapeutique – du cannabis (ou du chanvre) est sa fonction automédication, qui a pour objectif l’effet d’un apaisement. Apaisement dans le sens où il est un soulagement indépendamment de l’environnement récréatif et festif, malgré la commercialisation des graines de cannabis.

D’autres usages, comme les souffrances chroniques, certaines épilepsies ou encore l’endormissement de la pensée sont des moyens d’automédication. D’ailleurs, certains de ces motifs de consommation ont déjà été pris en compte dans quelques pays. En effet, nous ne retrouvons que peu de causes dites récréatives dans la quête d’un apaisement de la douleur physique et chronique.

Qualité de vie avec le cannabis (ou le chanvre)

En réalité, quand on évoque le cannabis, c’est plus régulièrement le chanvre que nous présentons comme un motif de qualité de vie. D’ailleurs, la graine de chanvre n’est pas sans bénéficier de quelques bienfaits.

Néanmoins, cette appellation comprend pourtant des références et des buts somme toute différents. Des produits cosmétiques en passant par des recettes de cuisine, la santé ne se résume pas seulement à la réflexion sur des propriétés médicamenteuses. La santé est également une manière de vivre, un bien-être psychologique et physique.

En résumé, la qualification bien-être de l’usage du chanvre se situe dans un point mort entre l’utilisation thérapeutique et un usage de confort. Ce flou sémantique devra faire l’objet d’une formulation plus rigoureuse afin de ne pas prêter au cannabis médical de mauvais effets.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.