Six ans après la disparition de Delphine Aussaguel, l’affaire Jubillar continue de révéler de nouveaux éléments. Le 2 octobre 2026, Cédric Jubillar est revenu dans la maison de Cagnac-les-Mines puis à Mailhoc afin de participer à une nouvelle reconstitution organisée après ses aveux de l’été. Condamné en première instance à trente ans de réclusion criminelle en octobre 2025, il reconnaît désormais avoir tué son épouse mais les circonstances précises qu’il décrit sont fortement contestées par les avocats des parties civiles. La reconstitution a notamment soulevé de nouvelles interrogations sur le transport du corps. Parallèlement, des fragments osseux ont été découverts lors de nouvelles fouilles à Mailhoc. L’un d’eux pourrait correspondre à un fragment de tibia de Delphine, mais des analyses scientifiques doivent permettre d’en établir formellement l’origine.

Une reconstitution pour confronter les aveux à la réalité

La situation judiciaire a profondément changé depuis le premier procès. Pendant plusieurs années, Cédric Jubillar avait nié toute implication dans la disparition de son épouse, survenue dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020.

Condamné en octobre 2025 à trente ans de réclusion criminelle, il a finalement reconnu en juillet 2026 être à l’origine de la mort de Delphine Aussaguel.

Ses indications ont ensuite conduit les enquêteurs vers Mailhoc, à une dizaine de kilomètres de Cagnac-les-Mines, où des ossements ont été découverts.

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La justice devait désormais confronter son nouveau récit aux éléments matériels.

Le 2 octobre, Cédric Jubillar a donc participé à une reconstitution d’environ trois heures trente. La première partie s’est déroulée au domicile du couple, avant un déplacement jusqu’au secteur de Mailhoc où il affirme avoir dissimulé le corps.

Magistrats, enquêteurs, avocats de la défense et parties civiles ont assisté aux différentes séquences.

Le transport du corps alimente de nouvelles interrogations

Selon son récit actuel, Cédric Jubillar affirme qu’une dispute aurait dégénéré au domicile. Il dit avoir plaqué Delphine contre le réfrigérateur avant de l’étrangler, expliquant avoir agi dans un état second et contestant toute préméditation.

La reconstitution devait notamment vérifier la plausibilité physique de cette version. Un mannequin d’un poids comparable à celui de Delphine a été utilisé.

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Plusieurs avocats des parties civiles ont affirmé à l’issue de l’opération que certaines séquences avaient mis Cédric Jubillar en difficulté.

Me Philippe Pressecq a notamment relevé qu’il n’avait pas souhaité reproduire une partie du transport du mannequin dans la maison, invoquant une difficulté émotionnelle, avant de pouvoir le porter plus tard sur plusieurs dizaines de mètres à Mailhoc.

Les parties civiles soulignent également d’autres questions : les lunettes cassées de Delphine, les cris qu’une voisine avait déclaré avoir entendus ou encore la chronologie précise de la dispute.

Ces critiques représentent l’analyse des avocats des proches de Delphine et non une nouvelle décision judiciaire.

La défense soutient pour sa part que Cédric Jubillar s’inscrit dans une démarche de coopération avec la justice.

Un possible fragment de tibia découvert à Mailhoc

Parallèlement à la reconstitution, les recherches se poursuivent autour de Mailhoc. De nouveaux fragments osseux ont été découverts dans une parcelle qui n’avait pas encore été explorée.

Plusieurs sources indiquent qu’un élément pourrait correspondre à un fragment de tibia humain susceptible d’appartenir à Delphine Aussaguel.

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Cette formulation reste essentielle : l’identification doit être confirmée par les analyses scientifiques.

Il serait donc prématuré d’affirmer qu’un tibia de Delphine a formellement été retrouvé sur la seule base des premières constatations.

Les investigations doivent notamment permettre de déterminer l’origine des fragments et de comprendre la dispersion éventuelle des ossements dans le secteur.

Les premiers restes découverts à Mailhoc durant l’été avaient marqué une rupture majeure dans une affaire longtemps caractérisée par l’absence du corps.

Les nouvelles découvertes pourraient désormais apporter des informations sur les conditions dans lesquelles le corps a été dissimulé et sur l’évolution du site au cours des années.

Le procès en appel devra éclaircir les zones d’ombre

Cédric Jubillar sera de nouveau jugé en appel en 2027.

L’audience doit notamment permettre de réexaminer les circonstances du meurtre à la lumière de ses aveux et des découvertes intervenues depuis sa première condamnation.

La question de la préméditation pourrait prendre une importance particulière.

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Cédric Jubillar décrit un passage à l’acte intervenu au cours d’une dispute et insiste sur son état de panique.

Plusieurs parties civiles considèrent au contraire que son récit demeure incomplet et pourrait minimiser certains éléments.

Le procès devra donc déterminer la valeur de ses nouvelles déclarations en les confrontant à l’ensemble du dossier.

Ses aveux constituent évidemment une évolution fondamentale. Mais reconnaître avoir tué Delphine ne répond pas automatiquement à toutes les questions concernant les circonstances exactes du crime.

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La reconstitution du 2 octobre devait précisément permettre de réduire ces zones d’ombre.

Elle semble, au contraire, avoir ouvert de nouveaux débats.

Les analyses des fragments osseux retrouvés à Mailhoc pourraient apporter des éléments supplémentaires avant l’audience.

Près de six ans après la disparition de Delphine Aussaguel, l’enquête ne cherche donc plus à déterminer si Cédric Jubillar reconnaît son implication. Elle tente désormais d’établir précisément comment le meurtre s’est déroulé, dans quelles circonstances le corps a été transporté et dissimulé et si le récit livré depuis ses aveux correspond aux éléments matériels.

Ce qu’il faut retenir

  • Delphine Aussaguel a disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020.
  • Cédric Jubillar a été condamné à trente ans de réclusion criminelle en 2025.
  • Il a reconnu en juillet 2026 avoir tué son épouse.
  • Une nouvelle reconstitution a eu lieu le 2 octobre 2026.
  • Elle s’est déroulée à Cagnac-les-Mines puis à Mailhoc.
  • Certaines séquences ont suscité des critiques des parties civiles.
  • De nouveaux fragments osseux ont été découverts à Mailhoc.
  • L’un pourrait correspondre à un fragment de tibia.
  • Son appartenance à Delphine doit être scientifiquement confirmée.
  • Les circonstances précises du meurtre demeurent au cœur des investigations.
  • Un procès en appel est attendu en 2027.

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