Laurence Remond, la mère d’Iris Mittenaere, se livre dans le podcast À Contre-Jour sur ce que les titres de Miss France et de Miss Univers ont changé dans sa propre existence. De l’irruption des journalistes devant la maison aux interrogations sur l’éloignement de sa fille, en passant par l’exposition sur les réseaux sociaux et les jugements sur sa façon d’être mère, elle raconte une notoriété vécue depuis l’autre côté du miroir. Une parole intime et rarement entendue, alors que l’attention médiatique se concentre généralement sur les reines de beauté elles-mêmes.

Quand le sacre d’Iris Mittenaere fait basculer toute une famille dans la lumière

Avant que sa fille ne devienne Miss France puis Miss Univers, Laurence Remond n’avait manifestement pas imaginé que les concours de beauté prendraient une telle place dans leur quotidien familial. Dans À Contre-Jour, elle revient sur cette période avec le recul d’une mère qui a découvert progressivement les conséquences très concrètes de la célébrité de sa fille.

Le changement intervient brutalement après le sacre. Les journalistes apparaissent devant la maison, tandis que des drones survolent le jardin. Pour la famille, l’univers autrefois associé aux concours de beauté devient soudainement une réalité quotidienne. Laurence Remond évoque notamment le premier Noël suivant l’élection, lorsqu’elle voit Iris entourée de ses proches avec son écharpe et sa couronne. C’est à ce moment que l’ampleur de ce qui vient de se produire semble véritablement prendre tout son sens.

Publicités

Quelques mois plus tôt, pourtant, l’aventure était abordée avec beaucoup plus de légèreté. La victoire n’était pas forcément considérée comme une évidence. Puis tout s’accélère. La famille doit composer avec une nouvelle exposition, tandis que Laurence découvre elle-même les codes d’un monde qu’elle ne connaissait pas.

Elle en donne une illustration particulièrement savoureuse lorsqu’elle raconte une invitation à l’Élysée. Face à un environnement très protocolaire, une question aussi banale qu’une tasse de café devient soudain source d’hésitation : faut-il garder sa tasse en main ou la reposer ? Une anecdote légère, mais qui traduit parfaitement le décalage entre une vie familiale ordinaire et l’univers institutionnel auquel le titre de Miss France donne accès.

Une mère qui n’avait pourtant rien d’une adepte des concours de beauté

Le récit de Laurence Remond prend une dimension encore plus personnelle lorsqu’elle évoque son propre rapport aux concours de beauté. À seize ans, elle a elle-même participé à l’un de ces concours, une expérience qu’elle décrit comme traumatisante. Cette histoire explique en partie pourquoi elle ne se reconnaissait pas spontanément dans cet univers et pourquoi elle pouvait se montrer critique à l’égard de ces compétitions.

C’est donc Iris qui insiste pour tenter l’expérience, davantage dans un premier temps comme une aventure ou un jeu. Sa mère raconte ses réticences initiales, puis la manière dont elle finit par accompagner sa fille alors que le concours prend une ampleur inattendue.

Publicités

Même lorsque la réussite devient concrète, son rôle reste celui d’une mère attentive aux réalités du quotidien. Lorsque le premier salaire de Miss France arrive, Laurence ne semble pas chercher à transformer cette nouvelle situation en démonstration de richesse. Son conseil est au contraire très pratique : ne pas tout dépenser dans des bottes de luxe et privilégier des achats qui durent.

Cette relation mère-fille constitue l’un des fils rouges de son témoignage. Derrière les robes, les couronnes, les apparitions publiques et les voyages, il reste une relation familiale faite de conseils, de messages et de préoccupations très ordinaires.

De Miss France à Miss Univers, la célébrité change aussi le regard porté sur les proches

Le passage à l’échelle internationale constitue une nouvelle étape. Avant l’élection de Miss Univers, les échanges entre Iris et sa mère conservent pourtant un ton étonnamment quotidien. Iris écrit notamment à Laurence qu’elle veut « boucler le truc et revenir » afin que sa mère lui prépare une terrine, après s’être lassée du poisson et des haricots verts.

Puis vient l’annonce de la victoire. Pour Laurence Remond, la joie se mêle immédiatement à une inquiétude beaucoup plus profonde : celle de voir sa fille partir définitivement loin d’elle. Elle raconte avoir été saisie par la peur de ne plus la revoir. Au téléphone, sa propre mère pleure elle aussi et partage cette même crainte.

Publicités

Cette séquence montre un aspect rarement raconté des grandes victoires médiatiques : la réussite professionnelle ou publique d’un proche peut aussi provoquer des bouleversements intimes chez ceux qui l’entourent. Plus la carrière d’Iris prend une dimension internationale, plus la question de l’éloignement devient concrète.

Mais l’exposition ne s’arrête pas aux déplacements et aux voyages. Elle touche également la vie privée de Laurence elle-même. Lorsqu’elle ouvre un compte Instagram, son objectif initial est simplement de suivre sa fille et de mieux comprendre son univers. Progressivement, elle développe sa propre activité de création de contenu.

Cette visibilité entraîne alors une nouvelle forme de regard extérieur. Certains internautes s’interrogent sur ses choix familiaux, jusqu’à lui reprocher de ne pas montrer son fils de 35 ans ou ses petits-enfants. Elle raconte avoir reçu des messages la qualifiant de « mauvaise mère ». D’autres personnes observent attentivement les arrière-plans de ses publications afin d’identifier son intérieur.

La conséquence est très concrète : avant de publier une photo ou une story, Laurence doit désormais regarder ce qui apparaît derrière elle. La notoriété d’Iris finit ainsi par modifier jusqu’à la manière dont sa mère utilise les réseaux sociaux.

Un espace à elle malgré l’exposition : Laurence Remond raconte sa propre trajectoire

Face à cette nouvelle visibilité, Laurence Remond semble avoir cherché à conserver une part de son identité indépendante. Son atelier de peinture, installé au fond de son jardin, représente précisément cet espace personnel.

Loin des événements officiels, des réseaux sociaux et du regard porté sur sa fille, cet atelier constitue un lieu où elle peut continuer à pratiquer une activité qui lui appartient. Une manière de préserver une place à soi alors que son identité publique s’est progressivement retrouvée associée à celle d’Iris Mittenaere.

Publicités

C’est justement cette perspective que souhaite mettre en avant À Contre-Jour. Le podcast, produit par l’Agence Powow et animé par Vanessa Williot-Bertrand, s’intéresse à celles et ceux qui vivent à proximité d’une personne connue et dont l’existence peut, elle aussi, être profondément transformée par cette notoriété.

Le témoignage de Laurence Remond s’inscrit pleinement dans cette démarche. Elle explique notamment avoir déjà évoqué avec Sylvie Tellier le peu de place accordé aux mères de Miss dans les récits consacrés aux reines de beauté. Car si le public connaît le visage, le parcours et les titres d’Iris Mittenaere, il connaît beaucoup moins les bouleversements vécus par sa famille.

Avec cette conversation, À Contre-Jour déplace donc le regard. Il ne s’agit plus seulement de raconter l’histoire d’une Miss, mais de comprendre ce que la célébrité fait aux proches, à leur intimité, à leurs habitudes et parfois même à leur propre identité.

Ce qu’il faut retenir

  • Laurence Remond, mère d’Iris Mittenaere, témoigne dans le podcast À Contre-Jour animé par Vanessa Williot-Bertrand.
  • Elle raconte comment les titres de Miss France puis de Miss Univers ont bouleversé la vie de sa famille.
  • L’arrivée des journalistes devant la maison et les drones au-dessus du jardin ont marqué le début d’une exposition nouvelle.
  • Une invitation à l’Élysée lui a notamment fait découvrir les codes parfois déconcertants du protocole.
  • Laurence Remond était initialement réticente aux concours de beauté, notamment en raison de sa propre expérience à seize ans.
  • Elle raconte également la peur ressentie après la victoire d’Iris à Miss Univers et la perspective de voir sa fille s’éloigner.
  • Sa présence sur Instagram l’a exposée à des commentaires portant jusque sur sa façon d’être mère.
  • Son atelier de peinture demeure un espace personnel qui lui permet de conserver une activité et une identité propres.
  • À Contre-Jour donne plus largement la parole aux proches de personnalités connues et explore les conséquences de cette proximité avec la notoriété.

«  » »


En savoir plus sur ActuaNews.fr

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Laisser un commentaire

Trending

En savoir plus sur ActuaNews.fr

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture