Mylène Farmer a frappé un grand coup. La chanteuse dévoile « Des lols et des quoi », deuxième extrait de son treizième album « Égrégore », accompagné d’un clip aussi spectaculaire qu’engagé, tourné dans les superbes coursives de la Bibliothèque nationale de France. Entre dystopie littéraire et dénonciation de l’appauvrissement de la langue, l’artiste signe l’un des titres les plus marquants de cette rentrée musicale.

Un clip événement tourné à la Bibliothèque nationale de France

Femme assise à une table, fumant une cigarette, vêtue d'un manteau noir et de gants, dans une pièce sombre avec des équipements audio en arrière-plan.

Diffusé à midi ce vendredi, le clip de « Des lols et des quoi » plonge d’emblée le spectateur dans une ambiance résolument dystopique. La vidéo s’ouvre sur un message qui pose le décor : dans un régime totalitaire imaginé pour l’occasion, les mots auraient perdu tout leur sens, et les bibliothèques seraient devenues de véritables prisons pour la langue elle-même. Un postulat de départ qui n’est pas sans rappeler les grandes œuvres dystopiques de la littérature, entre l’univers de George Orwell et le roman de Ray Bradbury « Fahrenheit 451 », tous deux consacrés à la censure et à la disparition programmée du langage.

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Dans ce clip d’une durée de près de cinq minutes, réalisé par Thierry et Didier Poiraud, Mylène Farmer apparaît transformée en figure de rébellion, vêtue d’un jean et d’une veste en cuir noir, le visage dissimulé sous un bandana, une arme à la main. Accompagnée d’un groupe de rebelles armés jusqu’aux dents, elle force l’entrée de la mythique salle ovale du site Richelieu de la BnF, alors détournée en un atelier géant de censure des livres. La chanteuse déambule ensuite dans les coursives spectaculaires de la bibliothèque, recouvertes d’ouvrages, dans une mise en scène aux allures de film de casse, bien décidée à défendre la langue française et toute la richesse de ses multiples reliefs.

Ce choix de tournage dans un lieu aussi symbolique que la BnF confère au clip une dimension visuelle particulièrement forte, renforçant encore davantage le message porté par le morceau sur la préservation du patrimoine littéraire et linguistique face aux dérives autoritaires qu’imagine la chanteuse pour les besoins de cette fiction.

Un titre coup de poing sur l’appauvrissement de la langue française

Une femme vêtue de cuir est à genoux sur un sol pavé, entourée par plusieurs hommes armés qui pointent des pistolets vers elle, dans une scène tendue et dramatique.

Au-delà de sa dimension visuelle spectaculaire, « Des lols et des quoi » s’impose avant tout comme un morceau engagé, qui s’attaque frontalement aux thèmes de la censure et de l’appauvrissement progressif de la langue française. Tout au long du titre, Mylène Farmer exprime avec une certaine gravité son inquiétude face à la disparition progressive de certains mots et à l’affaiblissement du langage, employant une imagerie forte évoquant une forme de reddition face à cette érosion linguistique.

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L’artiste choisit également de contraster cette inquiétude avec un usage volontairement ironique d’expressions issues du langage contemporain le plus courant, glissées dans le morceau comme autant de symptômes de cette évolution qu’elle observe avec une certaine distance critique. Un procédé d’écriture qui permet à la chanteuse de matérialiser concrètement, à travers ses propres mots, le phénomène qu’elle dénonce dans l’ensemble du titre.

Cette approche confirme la continuité d’une démarche artistique engagée déjà perceptible sur le premier extrait de l’album, « C’est à qui le tour », dévoilé en mai dernier. Avec « Des lols et des quoi », Mylène Farmer poursuit ainsi l’exploration d’un univers musical où la réflexion sur la société contemporaine occupe une place centrale, sans jamais sacrifier l’efficacité pop qui caractérise son écriture depuis le début de sa carrière.

Une collaboration créative XXL pour accompagner l’album Égrégore

Une femme au look audacieux porte un manteau en cuir noir, regardant derrière elle dans une pièce élégante avec un lustre.

Pour la composition et la réalisation musicale de ce nouveau titre, Mylène Farmer a de nouveau fait appel à DJ Lewis, déjà à l’œuvre sur le premier single de l’album. Cette continuité créative confirme la solidité de cette collaboration, qui semble donner le ton musical de l’ensemble du projet « Égrégore ». Du côté de la réalisation du clip, Thierry Poiraud, déjà connu pour avoir signé le film de la tournée « Divinidylle » de Vanessa Paradis, apporte une nouvelle fois son savoir-faire visuel à l’univers de la chanteuse, aux côtés de Didier Poiraud.

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Cette collaboration s’inscrit dans une stratégie de réalisation particulièrement ambitieuse pour l’ensemble de l’album. Si le clip de « C’est à qui le tour » avait été confié à la réalisatrice Julia Ducournau, c’est cette fois Gilles Lellouche qui participera aux prochaines réalisations liées à cet opus, confirmant la volonté de Mylène Farmer de faire appel à des regards créatifs multiples et reconnus pour accompagner chacun des titres de « Égrégore ».

Le titre même de l’album n’a d’ailleurs rien d’anodin : « Égrégore » ferait référence, selon les confidences de la chanteuse au Parisien au printemps dernier, à son mot préféré. Un choix qui prend une résonance particulière au regard du propos développé dans « Des lols et des quoi », lui-même entièrement consacré à la place et à la puissance des mots.

Ce que l’on peut attendre d’ici la sortie de l’album

Une personne armée d'un pistolet se tient debout dans une bibliothèque circulaire, levant le bras vers le haut, avec une écharpe couvrant le bas de son visage.

« Égrégore », treizième album studio de Mylène Farmer, sortira le 30 octobre prochain, quatre ans après son précédent opus « L’Emprise », réalisé en grande majorité par Woodkid. Habituée des grands rendez-vous événementiels, la chanteuse proposera toutefois une avant-première inédite de son nouvel album dès le 27 octobre, à l’occasion d’une soirée unique et éphémère organisée dans de nombreux cinémas à travers la France, la Belgique et la Suisse.

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D’ici la sortie officielle de l’album, il est probable que Mylène Farmer continue de dévoiler progressivement de nouveaux éléments concernant les autres titres de « Égrégore », entre nouveaux extraits et précisions sur les réalisateurs associés aux prochains clips de l’album, à commencer par celui confié à Gilles Lellouche. Cette stratégie de dévoilement échelonné, mêlant engagement thématique fort et réalisations visuelles particulièrement soignées, confirme l’ambition affichée par la chanteuse pour ce nouveau projet.

Entre dénonciation de la censure, défense de la langue française et mise en scène spectaculaire à la Bibliothèque nationale de France, « Des lols et des quoi » s’impose d’ores et déjà comme l’un des titres les plus marquants et les plus engagés de la rentrée musicale, confirmant la capacité de Mylène Farmer à conjuguer exigence artistique et prise de position sur les enjeux de son époque.

Ce qu’il faut retenir :

  • Mylène Farmer dévoile « Des lols et des quoi », deuxième extrait de son album « Égrégore », attendu le 30 octobre.
  • Le clip, réalisé par Thierry et Didier Poiraud, a été tourné à la Bibliothèque nationale de France et dénonce la censure et l’appauvrissement de la langue.
  • Le titre est composé avec DJ Lewis, après une première collaboration sur « C’est à qui le tour » en mai dernier.
  • Julia Ducournau avait réalisé le précédent clip ; Gilles Lellouche participera aux prochaines réalisations de l’album.
  • Une avant-première de l’album aura lieu le 27 octobre, dans plusieurs cinémas en France, en Belgique et en Suisse.
  • « Égrégore » est le treizième album de Mylène Farmer, quatre ans après « L’Emprise », en grande partie réalisé par Woodkid.

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