Moha La Squale, de son vrai nom Mohamed Bellahmed, a été condamné à deux ans d’emprisonnement, dont un an avec sursis probatoire, pour des violences commises sur deux femmes lors d’une soirée organisée à son domicile parisien en mai dernier. Cette nouvelle décision de justice intervient seulement deux ans après une précédente condamnation à quatre ans de prison, dont trois ferme, pour des violences conjugales, des séquestrations et des menaces de mort envers six anciennes compagnes. Alors qu’il contestait avoir porté des coups, le rappeur de 31 ans a finalement été reconnu coupable dans cette nouvelle affaire.

Une nouvelle condamnation qui alourdit un parcours judiciaire déjà lourd

Le tribunal correctionnel de Paris a rendu vendredi 7 août son jugement dans une affaire portant sur des violences commises lors d’une soirée au domicile parisien de Moha La Squale. Le rappeur a été condamné à deux ans d’emprisonnement, dont un an assorti d’un sursis probatoire. Le parquet avait requis une peine légèrement plus lourde, à savoir trente mois d’emprisonnement, dont douze mois avec sursis probatoire.

Les faits remontent à la nuit du 26 au 27 mai 2026, dans le 18e arrondissement de Paris. Selon les éléments rapportés à l’audience, plusieurs voisins avaient alerté les forces de l’ordre après avoir entendu des cris de détresse et des bruits laissant penser à des violences. Les policiers auraient dû forcer la porte de l’appartement avant de découvrir une femme présentant de nombreuses traces de coups. Mohamed Bellahmed avait ensuite été interpellé dans la rue alors qu’il était alcoolisé.

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Cette nouvelle affaire intervient dans un contexte judiciaire particulièrement lourd pour l’artiste. En juillet 2024, Moha La Squale avait déjà été condamné à quatre ans d’emprisonnement, dont trois ans ferme, pour des violences conjugales, des séquestrations et des menaces de mort envers six anciennes compagnes. Le tribunal avait alors également ordonné son maintien en détention.

Cette première condamnation avait marqué un tournant majeur dans le parcours de celui qui s’était imposé quelques années auparavant comme l’une des figures montantes du rap français. Son premier album, Bendero, sorti en 2018, avait été certifié disque d’or et contribué à installer son nom auprès d’un large public.

Une soirée qui dégénère sur fond de jalousie et de consommation de drogues

À l’audience, Moha La Squale est revenu longuement sur les circonstances de la soirée. Celle-ci réunissait notamment Myriam, rencontrée quelques jours auparavant, et Claire, avec laquelle il entretenait déjà une relation depuis plusieurs semaines.

Le parquet a décrit une soirée progressivement devenue incontrôlable, sur fond de jalousie, de réconciliation, d’alcool, de cocaïne et de disparition d’une Rolex. Plusieurs voisins auraient finalement alerté la police après avoir entendu des cris et des bruits de violences.

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La principale victime présentait de nombreux hématomes sur le visage et le corps. Les éléments exposés par le parquet font état d’une situation dans laquelle Moha La Squale, ne retrouvant plus sa montre, se serait violemment emporté contre elle. Une seconde femme présente lors de la soirée avait également déclaré avoir reçu une gifle.

Face aux accusations, le rappeur a contesté les violences. « J’ai porté zéro coup », a-t-il affirmé à l’audience, tout en avançant l’hypothèse selon laquelle la principale victime aurait pu se blesser elle-même. Celle-ci avait par la suite déclaré s’être frappée la tête contre les murs et avoir regretté ses accusations initiales.

La défense s’est appuyée sur cette évolution du témoignage. Me Louis-Joseph Ricard et Me Clémentine Berthier ont plaidé la relaxe, estimant notamment que le contexte de la soirée, marqué par la consommation de drogues, rendait cette nouvelle version crédible. Le tribunal n’a toutefois pas retenu cette argumentation et a condamné le rappeur.

Une deuxième femme évoque également des violences

Claire, la seconde femme concernée, avait de son côté indiqué avoir reçu au moins une gifle. Moha La Squale a là encore cherché à minimiser les faits, évoquant devant le tribunal une éventuelle « petite pichenette ».

Une formule qui a suscité une réponse particulièrement nette de l’avocate de la jeune femme. Pour Me Eloïse Pili, une « simple tarte » ou même une « petite tarte » demeure une violence et ne saurait être banalisée. Claire, seule des deux femmes à s’être constituée partie civile, était absente lors de l’audience et ne réclamait pas de dommages et intérêts.

L’audience s’est déroulée dans des conditions inhabituelles puisqu’elle a commencé vendredi à 22 h 30 et s’est achevée environ trois heures plus tard. Dans le box, Moha La Squale a également rappelé son ancienne notoriété, expliquant être « grave connu chez les jeunes » et ne pas avoir « la même vie que tout le monde ».

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Ces propos prennent une résonance particulière au regard de la trajectoire de l’artiste. En quelques années, celui qui était devenu l’un des visages les plus identifiables de la nouvelle scène rap française a vu sa carrière profondément affectée par les différentes procédures judiciaires le concernant.

Une carrière durablement marquée par les affaires judiciaires

La condamnation de 2026 intervient donc après une première décision particulièrement lourde rendue deux ans auparavant. En 2024, le tribunal correctionnel de Paris avait reconnu Moha La Squale coupable de violences conjugales, de séquestrations et de menaces de mort envers six anciennes compagnes. Il avait été condamné à quatre ans d’emprisonnement, dont trois ferme.

Cette affaire avait déjà considérablement éloigné l’artiste de la scène musicale. Après avoir connu une ascension rapide à partir de 2017, notamment grâce à ses vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, Moha La Squale avait vu son image publique progressivement bouleversée par les accusations puis les procédures judiciaires.

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En 2025, il avait annoncé sa libération après avoir purgé une partie de sa précédente peine. Il indiquait alors être sorti de prison le 25 août 2025, après avoir été condamné à quatre ans dont trois ferme en 2024.

Quelques mois plus tard, une nouvelle affaire aboutissait donc à son placement en détention provisoire, puis à cette nouvelle condamnation. La justice lui inflige désormais deux années d’emprisonnement, dont la moitié avec sursis probatoire.

Quel avenir pour Moha La Squale ?

Cette nouvelle décision constitue un épisode supplémentaire dans une trajectoire déjà profondément bouleversée. La question de l’avenir professionnel de Moha La Squale se pose désormais avec une acuité particulière, tant les différentes procédures ont durablement affecté son image et sa carrière.

L’artiste avait connu une ascension fulgurante à la fin des années 2010. Son univers musical, ses clips et son premier album Bendero lui avaient permis de conquérir rapidement un public important. Cette période apparaît aujourd’hui bien éloignée.

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Sur le plan judiciaire, cette nouvelle condamnation signifie surtout que le parcours de l’artiste reste directement marqué par les conséquences des faits pour lesquels il a été condamné. Il faudra désormais attendre les éventuelles suites de la décision et les modalités concrètes d’exécution de la peine pour connaître la suite de son parcours.

Au-delà du cas individuel de Moha La Squale, cette affaire rappelle également les enjeux liés aux violences faites aux femmes et à la responsabilité des personnalités publiques. Lorsqu’un artiste bénéficie d’une forte notoriété, les affaires judiciaires qui le concernent prennent nécessairement une dimension médiatique particulière. Elles interrogent à la fois la séparation entre l’œuvre et son auteur, la place accordée aux victimes et la manière dont le public peut continuer à considérer une figure artistique après une condamnation.

Pour Moha La Squale, la nouvelle condamnation vient en tout cas refermer un nouveau chapitre judiciaire, sans effacer celui de 2024. Deux ans après une première peine particulièrement lourde, l’ex-star du rap français est de nouveau condamné pour des violences. Son avenir artistique apparaît désormais plus incertain que jamais.

Ce qu’il faut retenir

  • Moha La Squale, de son vrai nom Mohamed Bellahmed, a été condamné le 7 août 2026.
  • Il écope de deux ans d’emprisonnement, dont un an avec sursis probatoire.
  • Les faits concernent des violences commises sur deux femmes lors d’une soirée à Paris en mai 2026.
  • La police était intervenue après des appels de voisins ayant entendu des cris et des bruits de violences.
  • Une des femmes présentait de nombreux hématomes au visage et sur le corps.
  • Une seconde femme avait déclaré avoir reçu une gifle.
  • Moha La Squale a contesté avoir porté des coups.
  • Sa défense avait demandé la relaxe.
  • Le parquet avait requis trente mois d’emprisonnement, dont douze avec sursis probatoire.
  • En 2024, le rappeur avait déjà été condamné à quatre ans de prison, dont trois ferme, pour des violences conjugales, séquestrations et menaces de mort envers six anciennes compagnes.
  • Son premier album Bendero avait été certifié disque d’or en 2018.
  • Cette nouvelle condamnation assombrit encore davantage l’avenir artistique de l’ancien espoir du rap français.

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