L’enquête sur la disparition de Lyhanna, une collégienne de 11 ans portée disparue depuis le 29 mai à Fleurance, a connu un tournant majeur avec la découverte d’un corps dans le Gers. Si l’identification formelle reste en attente d’une autopsie, les premiers éléments communiqués par les autorités indiquent que le corps retrouvé portait des vêtements similaires à ceux que la jeune fille portait au moment de sa disparition. Une avancée dramatique qui bouleverse la région et place à nouveau le dossier sous le feu de l’actualité judiciaire.

Un corps retrouvé à proximité du lieu de disparition de la jeune collégienne

Jeudi 4 juin, les recherches menées par les gendarmes ont conduit à une découverte particulièrement préoccupante dans l’est du Gers. Un corps correspondant à celui d’un enfant a été retrouvé dans un secteur situé à une quinzaine de kilomètres de Fleurance, commune où Lyhanna avait été vue pour la dernière fois.

Selon les informations communiquées par le parquet, la découverte a eu lieu sur une exploitation agricole, dans une zone isolée et à l’écart des regards. Les enquêteurs, mobilisés depuis plusieurs jours pour retrouver la jeune fille, avaient intensifié leurs investigations autour de plusieurs lieux susceptibles d’être liés au principal suspect.

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Les recherches ont notamment ciblé différents endroits fréquentés ou connus de l’homme mis en examen dans cette affaire. C’est au sein d’une ancienne usine agricole désaffectée, proche d’un silo à grains et située à proximité d’un axe routier important, que les gendarmes ont finalement effectué cette découverte.

L’intervention a entraîné un important dispositif de sécurité. Plusieurs routes ont été temporairement fermées à la circulation afin de permettre aux enquêteurs, techniciens et magistrats de procéder aux premières constatations dans les meilleures conditions possibles.

Rapidement, le procureur d’Agen, Olivier Naboulet, a confirmé que le corps retrouvé était porteur de vêtements similaires à ceux portés par Lyhanna au moment de sa disparition. Toutefois, les autorités judiciaires ont insisté sur la nécessité d’attendre les résultats de l’autopsie et des examens scientifiques avant de confirmer officiellement l’identité de la victime.

Une disparition qui avait mobilisé d’importants moyens d’enquête

Lyhanna avait disparu le vendredi 29 mai, peu après la fin des cours. Selon les éléments recueillis par les enquêteurs, la jeune collégienne avait été vue pour la dernière fois vers 15 heures à la sortie de son établissement scolaire.

Des témoins avaient alors signalé sa présence dans le véhicule d’un homme de 41 ans, identifié comme étant le père d’une camarade de la jeune fille. Ces témoignages avaient ensuite été corroborés par des images de vidéosurveillance analysées dans le cadre de l’enquête.

Très rapidement, les investigations se sont concentrées sur cet individu. Placé en garde à vue dès le samedi suivant, il avait reconnu que Lyhanna était montée dans sa voiture mais avait affirmé l’avoir déposée à la piscine de Fleurance.

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Les éléments recueillis par les enquêteurs n’ont toutefois pas permis de confirmer cette version des faits. À l’issue des premières investigations, l’homme a été mis en examen pour enlèvement et séquestration d’un mineur de moins de quinze ans avant d’être placé en détention provisoire.

Face à l’absence de nouvelles de l’adolescente, les recherches ont mobilisé des moyens considérables durant plusieurs jours. Gendarmes, enquêteurs spécialisés, équipes cynophiles et experts judiciaires ont travaillé sans relâche pour tenter de localiser la jeune fille et comprendre les circonstances de sa disparition.

La découverte du corps constitue aujourd’hui une étape essentielle dans l’enquête, même si de nombreuses zones d’ombre subsistent encore.

Les antécédents du suspect au cœur des interrogations

Parallèlement aux recherches, plusieurs révélations concernant le passé du principal suspect ont suscité une vive émotion.

Lors d’une conférence de presse organisée par le parquet, il a été indiqué que l’homme de 41 ans avait déjà fait l’objet de plusieurs signalements et plaintes au cours des dernières années.

Un premier dossier remonte à 2017, lorsqu’une mère avait signalé une relation entre sa fille de 17 ans et cet homme alors âgé de 32 ans. À l’époque, aucune infraction pénale n’avait été retenue, conduisant au classement du dossier.

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D’autres procédures ont ensuite émergé. Une plainte pour viol sur une enfant de 7 ans avait notamment été déposée en 2022. Selon le parquet, les investigations réalisées à l’époque n’avaient pas permis de réunir suffisamment d’éléments pour caractériser l’infraction, ce qui avait conduit à un classement sans suite. Les autorités ont toutefois indiqué que cette affaire allait être réexaminée.

Une autre plainte, déposée en août 2025, concernait des accusations de viols sur une mineure pour des faits qui auraient été commis entre 2024 et 2025. Selon les informations communiquées par la procureure d’Auch, cette enquête était toujours en cours au moment de la disparition de Lyhanna.

À cela s’ajoutent des informations révélées par un établissement scolaire du Gers, qui a signalé que le suspect avait fait l’objet d’un licenciement en 2020 après des faits décrits comme une relation inappropriée avec une lycéenne.

Une nouvelle plainte impliquant une mineure a également été portée récemment à la connaissance des enquêteurs.

L’accumulation de ces éléments a conduit les autorités à s’interroger sur le traitement judiciaire de certains dossiers antérieurs.

Une enquête administrative ouverte et de nombreuses attentes

Au-delà de l’enquête pénale en cours, cette affaire soulève désormais des questions sur le fonctionnement des dispositifs de signalement et de traitement des plaintes concernant les mineurs.

Face aux interrogations suscitées par les différentes procédures antérieures visant le suspect, le gouvernement a annoncé l’ouverture d’une enquête administrative. Celle-ci devra notamment déterminer si d’éventuels dysfonctionnements ont pu intervenir dans le suivi ou le traitement de certaines plaintes.

Cette démarche vise à établir avec précision les circonstances dans lesquelles plusieurs signalements ont été traités au cours des dernières années et à vérifier si toutes les mesures nécessaires avaient été prises.

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Dans l’immédiat, l’attention reste concentrée sur les conclusions des expertises médico-légales. L’autopsie ordonnée par la juge d’instruction devra permettre d’identifier formellement le corps retrouvé et de déterminer les causes exactes du décès.

Les résultats de ces examens pourraient apporter des réponses essentielles à une enquête qui continue de mobiliser les services judiciaires et les forces de l’ordre.

Pour les proches de Lyhanna, comme pour l’ensemble des habitants de Fleurance et du Gers, l’attente demeure particulièrement éprouvante. Après plusieurs jours d’espoir et de recherches intensives, la découverte de ce corps marque un tournant douloureux dont les conséquences judiciaires et humaines restent encore à mesurer.

L’enquête se poursuit désormais sur plusieurs fronts : l’identification du corps, l’établissement précis des circonstances du décès et l’examen approfondi du parcours judiciaire du principal suspect. Autant d’éléments qui seront déterminants pour faire toute la lumière sur cette affaire qui a profondément bouleversé l’opinion publique.

Ce qu’il faut retenir

  • Lyhanna, 11 ans, est portée disparue depuis le 29 mai à Fleurance dans le Gers.
  • Un corps a été retrouvé le 4 juin à environ quinze kilomètres du lieu de sa disparition.
  • Le corps découvert portait des vêtements similaires à ceux de la jeune collégienne.
  • Une autopsie doit permettre de confirmer officiellement l’identité de la victime.
  • Le principal suspect, âgé de 41 ans, est mis en examen pour enlèvement et séquestration.
  • Des images de vidéosurveillance avaient confirmé que Lyhanna était montée dans son véhicule.
  • Plusieurs plaintes et signalements antérieurs visant le suspect ont été révélés.
  • Certaines procédures concernent des accusations impliquant des mineures.
  • Une enquête administrative a été ouverte pour examiner d’éventuels dysfonctionnements.
  • Les investigations judiciaires se poursuivent afin d’établir les circonstances exactes du drame.


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