Checler sort aujourd’hui « Le remède », une magnifique balade amoureuse, troisième extrait de son album à paraitre en septembre 2022

Son premier album s’appellera Le mélange et aucune tromperie sur le titre. Parce que Checler fait partie de cette génération décomplexée qui méprise les classifications et explose les barrières avec une modernité appuyée, à califourchon entre le hip hop, le jazz, le rock, l’électro et la chanson. Ne pas s’enfermer dans un genre ou dans un flow monolithique. Chanter et rapper, ce n’est pas incompatible. Chez lui, une myriade d’enthousiasmes bigarrés s’étalonnant au sein de sa trajectoire : Brassens, Le Forestier, Goldman, Queen, Guns N’Roses, Hocus Pocus, Youssoupha. Liste non-exhaustive. Il y a aussi l’adolescence à Aix-en-Provence (ancrage qu’il revendique fièrement dans « Quand arrive mon train », morceau issu de son EP éponyme sorti en 2019 et sur lequel il injecte un sample du « Sud » de Nino Ferrer).

Il y a surtout là-bas la rencontre déterminante avec Eliott Sigg, fringant multi-instrumentiste et beatmaker. Son binôme, son complice. Le tandem se cherche, tâtonne, confronte ses influences respectives, fouille. Et trouve véritablement sa vitesse de croisière, il y a deux ans. Une complémentarité et une confiance de tout instant, Eliott étant même le seul à avoir droit de regard sur les textes.

L’écriture comme échappatoire. Pour clarifier, ressentir, ouvrir les yeux, faire le bilan. Checler raconte sa vie ou des histoires, calme ses angoisses, balance ses vérités, affiche ses faiblesses avec une autodérision vacharde. Il n’a pas la culture du freestyle, plutôt celle de l’intransigeance et de l’affinage. L’amour des mots aussi. Prendre son temps pour trouver son ton. Dans ce Mélange, guitare mutine et échantillons acoustiques s’entrechoquent aux productions plus électroniques. Légèreté pop, matelas downtempo, psytranse, house se fondent dans le paysage et font jaillir des émotions contrastées. Tour à tour grave, enjoué, cynique ou propice aux sautes d’humeur, Checler cherche toujours une barre à poser à travers les rails. Tranches de vie écorchées et conscientes ;

Fluide, joueur, imaginatif, humain, Checler préfère dynamiter les codes et le langage qu’exhiber les pectoraux. Et sa force de frappe ne manque pas de panache.

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