Avec son nouveau clip « Je Cours Devant », extrait de son album « L’amour c’est chiant », Vanessa Philippe nous livre une réflexion puissante sur la vie, la course incessante et le poids de l’existence. Entre chorégraphie répétitive et esthétique inspirée de Pac-Man, elle met en scène son quotidien avec une touche DIY et un regard critique sur l’absurdité de la vie moderne.
Une artiste polymorphe : la quête de sens à travers l’art
Vanessa Philippe : une autrice, compositrice et réalisatrice audacieuse
Vanessa Philippe est une artiste aux multiples talents. Autrice, compositrice, interprète, danseuse et chorégraphe, elle incarne une figure du paysage musical et audiovisuel contemporain. Depuis ses débuts, elle s’est distinguée par sa capacité à explorer des sujets profonds et personnels à travers des chansons qui résonnent avec le quotidien de nombreux auditeurs. Dans ses titres précédents tels que « Embrasse-moi », « L’amour c’est chiant » ou « Beauté fatale », elle aborde des thématiques universelles, allant de l’amour à la recherche de soi, avec une plume tantôt poétique, tantôt acerbe.
Mais ce qui la distingue encore plus, c’est son engagement total dans la réalisation de son propre univers visuel. En plus de sa carrière musicale, Vanessa Philippe s’impose également comme réalisatrice de ses propres clips. Cette démarche lui permet de donner une dimension encore plus personnelle à son œuvre, tout en contrôlant la totalité du processus créatif. Dans son dernier projet, l’album L’amour c’est chiant, sorti en mars 2024, elle s’empare de l’esthétique DIY (do it yourself) pour affirmer sa vision artistique et sa liberté totale d’expression.
Un univers visuel fait maison, fidèle à ses influences
Dans son nouveau clip « Je Cours Devant », Vanessa Philippe continue d’explorer cette approche visuelle. Filmé dans le garage de ses parents à la fin du mois d’août, ce clip illustre une fois de plus son univers unique, où l’authenticité et la simplicité prennent le pas sur la perfection formelle. En utilisant des outils à la fois simples et personnels, comme une GoPro et un téléphone portable, elle réussit à créer un univers visuel qui est à la fois intime et captivant. Ce choix technique, loin de dévaloriser la production, donne au clip une touche brute et sincère, fidèle à la démarche DIY qui caractérise son approche artistique.
Ce clip n’est pas seulement une mise en scène, mais une véritable réflexion sur le temps qui passe et la répétition qui s’enclenche. La chorégraphie, qui fait écho à cette thématique, met en lumière l’aspect mécanique et cyclique du quotidien. Vanessa Philippe utilise la danse comme un moyen d’expression pour raconter cette sensation de course incessante, presque comme une fuite en avant qui ne mène nulle part, mais qui fait partie de la condition humaine.
« Je Cours Devant » : une métaphore de la vie et de ses tourments
La course effrénée comme métaphore de l’existence
« Je Cours Devant » est bien plus qu’une chanson, c’est une réflexion existentielle sur le rythme effréné de la vie moderne. À travers ces paroles poignantes – « Quand je cours devant, tout fout l’camp » – Vanessa Philippe met en lumière la fragilité de l’existence et la constante quête de sens. La course devient ici une métaphore du quotidien, de ces moments où l’on court après quelque chose, sans vraiment savoir ce que l’on cherche, mais en espérant toujours y arriver. L’artiste capte cette sensation d’urgence qui nous pousse à avancer sans cesse, parfois sans but réel, et parfois au risque de se perdre en chemin.
Les paroles de la chanson, pleines de cette désillusion qui touche tout un chacun, résonnent particulièrement dans un contexte de société où la pression sociale et professionnelle nous pousse à toujours plus de productivité et de performance. Vanessa Philippe parvient ainsi à capturer l’essence de cette époque où chacun semble courir après le temps, après un idéal, ou même après une image qui lui échappe.
Le retour de Pac-Man : un clin d’œil aux clips précédents
Un des éléments marquants du clip de « Je Cours Devant » est le retour de Pac-Man, un jeu emblématique des années 80, qui fait une apparition récurrente dans les travaux visuels de Vanessa Philippe. Ce jeu vidéo, où le personnage doit fuir des fantômes tout en ingérant des billes, devient une sorte de reflet de notre propre condition. Dans ce clip, Pac-Man symbolise la quête incessante de quelque chose, tout comme l’héroïne de la chanson qui, malgré la course effrénée de sa vie, semble tourner en rond, enchaînant les mêmes gestes sans vraiment avancer.
Cette référence à Pac-Man n’est pas anodine. Elle illustre la nostalgie d’une époque révolue où la vie semblait plus simple, mais aussi le contraste avec la société actuelle, où l’on se retrouve piégé dans des cycles répétitifs. Par cette touche rétro, Vanessa Philippe parvient à mêler le passé et le présent, l’innocence d’un jeu vidéo aux préoccupations profondes de l’adulte d’aujourd’hui.
L’amour c’est chiant : un album aux multiples facettes
Un album sincère, oscillant entre humour et introspection
L’album L’amour c’est chiant, dont est extrait le morceau « Je Cours Devant », reflète parfaitement l’univers de Vanessa Philippe : un équilibre subtil entre légèreté et profondeur. L’artiste explore l’amour et ses contradictions avec une touche d’humour grinçant, mais aussi une sincérité qui touche droit au cœur. Chaque morceau est une exploration de sentiments complexes, de la passion à la douleur, avec cette capacité à allier des paroles directes et une musique qui alterne entre pop et touches plus rock ou électroniques.
L’album, qui est le sixième du parcours de l’artiste, est une véritable réussite, non seulement d’un point de vue musical, mais aussi d’un point de vue visuel. Le clip de « Je Cours Devant » en est un exemple frappant : à la fois intimiste et universel, il transporte l’auditeur dans un monde où la répétition du quotidien rencontre l’urgence de la vie moderne.
Un clip à l’image d’un parcours artistique audacieux
À travers ce nouveau clip, Vanessa Philippe démontre une fois de plus son talent pour l’autoproduction et l’autodérision, et s’affirme comme une artiste indépendante à la vision forte. Le choix de filmer dans un garage, d’utiliser des outils simples et d’inclure des éléments récurrents comme le jeu vidéo Pac-Man montre un désir d’expérimenter, de prendre des risques et de rester fidèle à elle-même. Ce clip est une déclaration de son engagement à ne pas se conformer aux attentes de l’industrie, mais à tracer son propre chemin, aussi chaotique et incertain soit-il.
Un clip et un album qui résonnent avec la réalité d’aujourd’hui
Avec « Je Cours Devant », Vanessa Philippe signe un clip introspectif qui illustre parfaitement l’absurdité de la course à la vie. Entre métaphore, danse et références visuelles, elle réussit à capter l’essence de notre époque. Cet album, à la fois personnel et universel, confirme l’artiste comme une figure incontournable de la scène musicale actuelle.
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