CAN 2025 : Le Maroc déclaré vainqueur après décision choc de la CAF
CAN 2025 : Le Maroc déclaré vainqueur après décision choc de la CAF
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CAN 2025 : Le Maroc déclaré vainqueur après décision choc de la CAF
Deux mois après une finale intense remportée initialement par le Sénégal, la Confédération africaine de football a bouleversé le dénouement de la CAN 2025. À la suite d’un recours examiné par son jury d’appel, l’instance a finalement attribué la victoire au Maroc, en application stricte de son règlement.Une décision inattendue qui repose sur des événements survenus en plein cœur du match et qui pourrait encore faire l’objet de contestations devant les juridictions sportives internationales.

La Confédération africaine de football a annoncé le 17 mars une décision majeure concernant la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Après examen du dossier, le jury d’appel a décidé de déclarer le Maroc vainqueur de la compétition.
Cette décision intervient près de deux mois après la rencontre disputée le 18 janvier, au cours de laquelle le Sénégal s’était imposé face au Maroc en prolongation, grâce à un but de Pape Gueye inscrit à la 105e minute.
Malgré ce résultat acquis sur le terrain, la CAF a jugé que certains incidents intervenus pendant la rencontre justifiaient une révision du verdict final. En s’appuyant sur les articles 82 et 84 du règlement de la CAN, l’instance a estimé que les conditions de déroulement du match ne respectaient pas les règles en vigueur.
Ainsi, le Maroc est désormais officiellement reconnu comme vainqueur de la CAN 2025, une décision qui modifie profondément la lecture de cette finale.
L’origine de cette décision remonte à un moment clé du match. À la fin du temps réglementaire, après consultation de la VAR, l’arbitre avait accordé un penalty au Maroc suite à une faute d’El Hadji Malick Diouf sur Brahim Diaz.
Cette décision a provoqué une vive contestation du côté sénégalais. Plusieurs joueurs, soutenus par leur sélectionneur Pape Thiaw, ont alors quitté le terrain en signe de protestation. Ce geste, particulièrement rare à ce niveau de compétition, constitue l’élément central de la décision rendue par la CAF.
Si certains joueurs ont finalement regagné la pelouse, notamment sous l’impulsion de Sadio Mané, resté sur le terrain, l’incident avait déjà eu lieu. Le penalty, quant à lui, a été manqué par Brahim Diaz, ce qui a conduit les deux équipes à disputer les prolongations.
Cependant, selon le règlement, la sortie volontaire du terrain par une équipe sans autorisation de l’arbitre constitue une infraction majeure. L’article 82 stipule en effet qu’une équipe quittant le terrain avant la fin réglementaire du match est considérée comme perdante et éliminée.
L’article 84 renforce cette disposition en précisant que l’équipe fautive perd la rencontre sur le score de 3-0. En s’appuyant sur ces textes, la CAF a estimé que le match n’aurait pas dû se poursuivre après cet incident.
La décision de la CAF ne manquera pas de susciter des réactions dans le monde du football. D’un côté, elle apparaît comme une application stricte du règlement, visant à garantir le respect des règles et l’intégrité des compétitions.
De l’autre, elle soulève des interrogations quant à la gestion de la rencontre sur le moment. Le fait que le match ait été autorisé à se poursuivre après l’incident constitue un point de débat important. Certains observateurs pourraient s’interroger sur la responsabilité de l’arbitrage et des officiels dans la continuité de la rencontre.
Pour les joueurs et les supporters sénégalais, cette décision représente un renversement particulièrement brutal, alors même que la victoire avait été acquise sur le terrain. À l’inverse, du côté marocain, cette décision pourrait être perçue comme une reconnaissance tardive d’un droit fondé sur le règlement.
Au-delà des réactions émotionnelles, cette affaire met en lumière la complexité des règlements sportifs et leur application dans des contextes de forte tension. Elle rappelle également que les décisions disciplinaires peuvent parfois primer sur les résultats sportifs.
La décision du jury d’appel de la CAF n’est pas nécessairement définitive. Conformément aux procédures en vigueur, elle peut être contestée devant le Tribunal arbitral du sport dans un délai de dix jours.
Cette possibilité ouvre la voie à une nouvelle phase dans ce dossier, qui pourrait prolonger l’incertitude autour du résultat final de la compétition. Le recours au TAS constitue une étape classique dans les litiges sportifs internationaux, permettant un examen indépendant des décisions prises par les fédérations.
Dans l’hypothèse d’un recours, les arguments porteront probablement sur l’interprétation des faits et sur la manière dont le règlement a été appliqué. Le TAS pourrait alors être amené à confirmer ou à infirmer la décision de la CAF.
En attendant une éventuelle suite judiciaire, cette affaire reste emblématique des enjeux juridiques qui entourent les grandes compétitions sportives. Elle souligne également l’importance du respect strict des règles, même dans des moments de forte pression.
Le renversement du résultat de la finale de la CAN 2025 constitue un ঘটনা rare dans l’histoire du football africain. Il illustre à quel point les incidents survenus en cours de match peuvent avoir des conséquences majeures, bien au-delà du terrain.
Cette affaire pourrait également inciter les instances sportives à renforcer leurs protocoles afin d’éviter que de telles situations ne se reproduisent. Elle rappelle enfin que, dans le sport de haut niveau, la discipline et le respect des règles demeurent des éléments fondamentaux.
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