Scream 7 : la “fin” de Ghostface déjà remise en question ?
Scream 7 est présenté comme le dernier chapitre de la saga, mais un rapport évoque déjà Scream 8. Analyse du retour de Sidney Prescott et de l’avenir de Ghostface.
ActuaNews.fr
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Scream 7 est présenté comme le dernier chapitre de la saga, mais un rapport évoque déjà Scream 8. Analyse du retour de Sidney Prescott et de l’avenir de Ghostface.
Alors que Scream 7 est présenté comme le chapitre ultime de la saga, un nouveau rapport affirme qu’un huitième film serait déjà en préparation chez Paramount Pictures. Entre stratégie marketing et logique économique, l’avenir de Ghostface semble plus incertain — et plus durable — que jamais.

Depuis plusieurs semaines, la promotion de Scream 7 insiste lourdement sur l’idée d’un point final. Les bandes-annonces et spots télévisés évoquent “un dernier cri” et promettent que “chaque appel” et “chaque tueur” ont conduit à cet affrontement décisif. Tout, dans la communication officielle, suggère une conclusion définitive à l’histoire entamée il y a près de trois décennies.
Pourtant, selon un article de Variety, le studio Paramount Pictures planifierait déjà un Scream 8. Si cette information se confirme, la promesse d’un “chapitre final” relèverait davantage d’une stratégie promotionnelle que d’une réelle volonté de clore la franchise.
Derrière ces hésitations narratives se profile une réalité bien connue de l’industrie hollywoodienne : le succès financier demeure l’arbitre ultime. Les premières estimations annoncent un démarrage aux alentours de 60 millions de dollars pour le week-end d’ouverture. Un tel score faciliterait naturellement la décision de poursuivre l’exploitation de la marque.
L’histoire du cinéma d’horreur regorge d’exemples de franchises annoncées comme terminées avant d’être relancées. Lorsque les recettes suivent, les figures emblématiques trouvent presque toujours le moyen de revenir hanter les écrans. Ghostface, personnage central de la saga, n’échappe pas à cette logique.
Au-delà des considérations économiques, Scream 7 se distingue par un choix artistique fort : le film est écrit et réalisé par Kevin Williamson. Scénariste du premier Scream en 1996, puis de Scream 2 et Scream 4, Williamson revient ainsi aux commandes de l’univers qu’il a contribué à façonner.
Ce retour confère à ce nouvel opus une dimension circulaire. La saga semble se refermer là où elle a commencé, sous le regard de son architecte initial. Cette boucle créative renforce l’impression d’un aboutissement narratif, d’autant plus que le film remet au centre du récit son héroïne historique.
Neve Campbell reprend en effet le rôle de Sidney Prescott, figure emblématique de la franchise. L’actrice a précisé que l’intrigue propose une trajectoire complète pour son personnage. Sidney a choisi de fonder une famille et de s’installer dans une petite ville de l’Indiana, tentant de construire une existence apaisée loin des traumatismes passés.
Ce choix de maternité constitue un acte courageux pour un personnage marqué par la violence répétée. Sidney aspire à dépasser ses blessures et à offrir à ses enfants une stabilité qu’elle n’a jamais connue. Toutefois, la menace ne tarde pas à ressurgir : un nouveau Ghostface prend pour cible sa fille, Tatum, replongeant l’ancienne survivante dans un cauchemar qu’elle espérait révolu.
Pour renforcer la portée de ce supposé “chapitre ultime”, le film opère des choix audacieux. Matthew Lillard reprend le rôle de Stu Macher, l’un des tueurs du film original. De son côté, Scott Foley réapparaît en Roman Bridger, antagoniste de Scream 3, pourtant explicitement abattu à l’écran. Malgré cela, et sans faire de spoiler, on peut vous dire que c’est rondement ficelé pour ce que ce soit cohérent.
Ces retours soulèvent inévitablement des interrogations quant à la cohérence narrative. Ils traduisent néanmoins une volonté d’embrasser l’ensemble de l’histoire de la franchise, comme si tous les fils de l’intrigue devaient converger vers un ultime affrontement. Ramener d’anciens visages, même disparus, participe à cette impression de bilan général.
Autour de Neve Campbell gravitent à la fois des piliers historiques et de nouveaux interprètes. David Arquette et Courteney Cox figurent parmi les vétérans de la saga. À leurs côtés, Isabel May, Anna Camp, Mason Gooding, Jasmine Savoy Brown et McKenna Grace incarnent la nouvelle génération.
Ce mélange illustre l’équilibre recherché par la production : honorer l’héritage tout en préparant l’avenir. Si un huitième film devait voir le jour, cette relève constituerait un socle naturel pour prolonger l’histoire, même en l’absence définitive de Sidney Prescott.
Présenté comme l’ultime chapitre, Scream 7 réunit tous les éléments d’un adieu : retour du créateur originel, recentrage sur Sidney Prescott et résurgence des figures marquantes du passé. Pourtant, les informations évoquant la préparation d’un huitième volet rappellent que, dans le cinéma d’horreur, aucune fin n’est irrévocable. Tant que le public répond présent, Ghostface pourrait bien continuer à faire sonner le téléphone.
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