Achraf Hakimi, défenseur du PSG, est renvoyé en procès pour des faits de viol présumés remontant à 2023. Le joueur conteste les accusations et attend son jugement devant la cour criminelle des Hauts-de-Seine.
Le défenseur du Paris Saint-Germain, Achraf Hakimi, a été renvoyé devant la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine pour des faits de viol présumés remontant à février 2023. L’annonce, faite le 24 février 2026 par son avocate, marque une nouvelle étape judiciaire dans une affaire médiatisée. Le joueur conteste fermement les accusations et affirme attendre le procès pour que « la vérité éclate publiquement ».
Un renvoi en procès confirmé par la justice
Une décision judiciaire attendue
Le 24 février 2026, l’avocate d’Achraf Hakimi a confirmé à l’AFP que son client serait renvoyé devant la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine. Cette décision fait suite aux réquisitions du parquet de Nanterre, formulées le 1er août précédent, qui demandaient la tenue d’un procès. Il appartenait alors au juge d’instruction de statuer sur l’opportunité d’un renvoi, décision désormais entérinée.
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L’affaire trouve son origine en février 2023. Une jeune femme accuse le défenseur du Paris Saint-Germain de l’avoir agressée sexuellement à son domicile, après une rencontre initiée via le réseau social Instagram. Elle évoque des attouchements non consentis, puis un viol.
Le cadre procédural
Le joueur sera jugé devant la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine, juridiction compétente pour les crimes passibles de quinze à vingt ans de réclusion criminelle. Cette étape ne constitue pas une condamnation, mais l’ouverture d’un débat contradictoire au cours duquel les faits seront examinés publiquement.
À ce stade de la procédure, Achraf Hakimi demeure présumé innocent, conformément au principe fondamental de la présomption d’innocence inscrit dans le droit français. Le procès devra permettre à la juridiction d’apprécier les éléments du dossier et de rendre une décision motivée.
Une défense offensive et une contestation ferme
La prise de parole du joueur
Peu après l’annonce officielle, Achraf Hakimi a réagi sur son compte X. Dans un message publié quelques minutes après la déclaration de son avocate, il affirme contester l’ensemble des accusations portées contre lui. Il déclare qu’« aujourd’hui une accusation de viol suffit à justifier un procès » alors qu’il estime que « tout démontre qu’elle est fausse ».
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Le défenseur ajoute attendre « avec calme » l’audience à venir, qu’il considère comme l’occasion de faire éclater la vérité publiquement. Cette déclaration s’inscrit dans la continuité de ses précédentes prises de parole, notamment en septembre dernier dans l’émission Clique sur Canal+, où il avait affirmé face à Mouloud Achour qu’il n’avait « rien fait » et qu’il ne commettrait « jamais ça ».
Les arguments de son avocate
Son avocate, Fanny Colin, a développé la position de la défense dans des déclarations à RMC Sport. Elle soutient que la plaignante aurait entravé certaines investigations en refusant des examens médicaux, des recherches ADN, l’exploitation de son téléphone portable ainsi que la communication du nom d’un témoin qualifié de clé.
Selon elle, deux expertises psychologiques successives auraient mis en évidence un « manque de lucidité » concernant les faits dénoncés et l’absence de symptôme post-traumatique. Elle affirme également que des messages échangés entre la plaignante et une amie, évoquant un projet présumé de « dépouiller » le joueur, auraient été dissimulés. L’équipe de défense se dit « déterminée et combative » dans la perspective du procès.
La position de la partie civile
Une instruction jugée complète
De son côté, l’avocate de la plaignante, Rachel-Flore Pardo, adopte une position diamétralement opposée. Elle estime que l’enquête et l’information judiciaire ont permis de rassembler l’ensemble des éléments nécessaires à la caractérisation du crime de viol dénoncé par sa cliente.
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Selon elle, le dossier ne comporte aucun élément permettant de qualifier les faits de tentative de chantage. Elle considère les déclarations publiques d’Achraf Hakimi comme un « contre-feu » visant à affaiblir la crédibilité des accusations portées.
Un débat judiciaire à venir
Le procès constituera ainsi le cadre dans lequel les arguments des deux parties seront examinés contradictoirement. La juridiction devra apprécier la valeur probante des expertises, des témoignages et des pièces versées au dossier.
Au-delà de l’aspect pénal, cette affaire soulève également des enjeux médiatiques majeurs, compte tenu de la notoriété internationale du joueur marocain. Défenseur clé du Paris Saint-Germain et figure de la sélection marocaine, Achraf Hakimi évolue sous le regard constant de l’opinion publique.
Le renvoi d’Achraf Hakimi devant la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine marque une étape décisive dans une procédure entamée en 2023. Tandis que la défense conteste fermement les accusations et dénonce une affaire infondée, la partie civile affirme disposer d’éléments suffisants pour caractériser le crime allégué. Le procès à venir devra permettre d’examiner les faits et de rendre une décision de justice, dans le respect des principes fondamentaux du droit.
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