Condamné à 30 ans de prison pour divers crimes sexuels, le chanteur déchu R. Kelly affirme avoir été la cible d’un complot visant à l’éliminer physiquement derrière les barreaux. Dans […]
Condamné à 30 ans de prison pour divers crimes sexuels, le chanteur déchu R. Kelly affirme avoir été la cible d’un complot visant à l’éliminer physiquement derrière les barreaux. Dans une requête judiciaire récente, il accuse les responsables de la prison fédérale de Butner d’avoir orchestré une tentative de meurtre à son encontre.
Une requête explosive déposée par la défense
R. Kelly affirme être victime de persécutions en prison
Dans un document déposé mardi devant la justice américaine, l’ancien chanteur de R&B R. Kelly sollicite sa libération immédiate de l’établissement correctionnel fédéral de Butner, en Caroline du Nord. Il y purge actuellement une peine de 30 ans de réclusion à la suite de deux condamnations distinctes pour crimes sexuels, prononcées à New York en 2021 et à Chicago en 2022.
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Accusations de violation de correspondances confidentielles
Selon sa défense, des agents pénitentiaires auraient accédé illégalement à des communications privées, comprenant des appels téléphoniques et des courriels échangés entre R. Kelly, une femme, et son avocat. Il est également reproché à un ancien codétenu d’avoir volé des lettres confidentielles relevant du secret professionnel et de les avoir partagées avec les procureurs avant son procès.
Une tentative d’assassinat présumée entre les murs de Butner
Un détenu affirme avoir été mandaté pour le tuer
L’accusation la plus grave portée dans ce mémoire est celle d’une tentative de meurtre commanditée. R. Kelly affirme qu’un autre prisonnier, membre du gang suprémaciste blanc Aryan Brotherhood, lui aurait révélé avoir été envoyé à Butner avec pour mission de le tuer. L’ordre aurait été donné, selon lui, par des responsables de l’administration pénitentiaire fédérale (BOP).
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Des représailles internes alléguées contre le détenu
Toujours selon la plainte, le détenu en question aurait vu sa propre vie menacée après avoir échoué à accomplir sa mission. Cette révélation renforce, d’après la défense de Kelly, l’idée d’un vaste système de représailles orchestré pour faire taire l’artiste, alors qu’il affirme être sur le point de dévoiler des éléments de corruption ayant entaché ses procès.
Une riposte ferme des procureurs fédéraux
Les autorités dénoncent une manœuvre de diversion
En réponse à ces allégations, les procureurs ont demandé au juge de rejeter la requête. Dans leurs documents, ils qualifient R. Kelly de “prédateur sexuel en série” ayant enregistré ses abus sur des mineurs, contribuant à créer de la pornographie infantile. Ils affirment que ces accusations actuelles ne sont qu’une tentative pour détourner l’attention de la gravité des faits pour lesquels il a été condamné.
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Une série de condamnations lourdes
Pour rappel, R. Kelly a été reconnu coupable à New York de racket et de trafic sexuel, et à Chicago de possession de pornographie juvénile et de sollicitation de mineurs à des fins sexuelles. Il a été condamné à 30 ans de prison dans le cadre de l’affaire new-yorkaise et à 20 ans supplémentaires pour l’affaire de Chicago, les deux peines étant purgées de manière partiellement concomitante.
Cette demande de libération soulève des questions graves sur les conditions de détention dans les prisons fédérales américaines. Les accusations de complot et de tentative d’assassinat portées par R. Kelly, bien qu’explosives, seront scrutées à la lumière d’un passé judiciaire lourd. La justice devra désormais statuer sur la recevabilité de ces nouvelles révélations.
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