Une plainte fédérale aux accusations graves

Une action engagée à Los Angeles

Les frères et sœur Edward, Dominic, Marie et Aldo Cascio ont saisi une juridiction fédérale à Los Angeles, visant la structure liée à l’héritage du chanteur, connue sous le nom de The Michael Jackson Company. Dans leur plainte, ils affirment que Michael Jackson aurait agi comme un « prédateur en série », les soumettant à des abus sur une période de plus de dix ans.

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Selon le document déposé, certains des plaignants auraient été âgés d’à peine sept ans au moment des premiers faits allégués. Les accusations décrivent un processus progressif de manipulation et d’isolement, présenté comme structuré et durable.

Un revirement après des décennies de soutien

Ce dépôt de plainte constitue un changement radical de position pour la famille Cascio. Pendant plus de vingt-cinq ans, ses membres figuraient parmi les défenseurs publics les plus visibles du chanteur. Ils avaient notamment témoigné en sa faveur lors du procès pénal de 2005.

Les plaignants expliquent aujourd’hui que la diffusion du documentaire Leaving Neverland aurait joué un rôle déterminant dans leur décision de s’exprimer. Ils affirment que cette œuvre les aurait conduits à reconsidérer leur propre passé et à engager des démarches judiciaires.

Des faits allégués dans plusieurs pays

Une relation initiée par un lien professionnel

D’après la plainte, la relation entre le chanteur et la famille aurait débuté par l’intermédiaire du père, employé dans un hôtel de luxe fréquenté par l’artiste. Les plaignants soutiennent que la confiance de la famille aurait été progressivement acquise, permettant un rapprochement avec les enfants.

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Le document judiciaire décrit un processus d’isolement des mineurs et évoque un schéma de « normalisation » de la nudité, notamment par l’exposition à des contenus pornographiques, avant les abus allégués. Ces éléments sont présentés comme constitutifs d’un mode opératoire répété.

Des résidences privées mentionnées

Les faits allégués ne se limiteraient pas à un seul lieu. Les plaignants affirment que les abus auraient eu lieu dans différents pays, y compris dans des propriétés privées appartenant à des personnalités proches du chanteur.

La plainte cite notamment une résidence suisse associée à Elizabeth Taylor ainsi qu’un domicile en Angleterre lié à Elton John. Il est toutefois précisé que ces personnalités ne sont pas mises en cause dans la plainte : les accusations visent exclusivement le comportement du chanteur alors qu’il était invité dans ces propriétés.

La riposte de la succession

Des accusations qualifiées de tentative d’extorsion

La succession de Michael Jackson, représentée par l’avocat Martin Singer, a fermement contesté les allégations. Elle qualifie la plainte de tentative désespérée d’obtenir des fonds. L’avocat souligne que la famille Cascio avait publiquement soutenu l’artiste pendant un quart de siècle.

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La défense affirme également que les plaignants chercheraient à obtenir plus de 200 millions de dollars. Elle rappelle l’existence d’un accord transactionnel antérieur que la famille tente actuellement d’annuler devant une juridiction de Beverly Hills.

Le débat sur l’arbitrage privé

Un point central du contentieux porte sur la procédure elle-même. La succession plaide pour que l’affaire soit renvoyée vers un arbitrage privé, conformément à des engagements contractuels antérieurs. Les avocats des plaignants contestent cette démarche, la qualifiant de manœuvre destinée à empêcher un examen public des faits.

Une audience déterminante a été fixée au 5 mars 2026. Le juge devra décider si la procédure se poursuivra devant une juridiction ouverte ou si elle sera transférée vers un cadre d’arbitrage confidentiel. L’issue de cette décision conditionnera la visibilité et le déroulement futur du dossier.


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