Une intrigue entre hommage cinéphile et mystère domestique

Une héroïne guidée par le regard du cinéma

Au cœur du récit se trouve Colette, professeure de cinéma et spécialiste reconnue de l’œuvre d’Alfred Hitchcock. Habituée à décrypter les images, les silences et les faux-semblants, elle croit percevoir, derrière la banalité du quotidien, les signes d’un drame bien réel. Convaincue que son nouveau voisin d’en face a assassiné sa femme, elle transforme son immeuble en terrain d’observation, oscillant sans cesse entre analyse rationnelle et projection cinéphile.

Le doute comme moteur narratif

Le film joue habilement avec une question centrale : Colette est-elle témoin d’un crime ou prisonnière de sa propre culture cinématographique ? Cette ambiguïté nourrit la tension du récit et installe un climat où chaque détail peut devenir un indice. Le spectateur est ainsi invité à partager ce doute permanent, entre hypothèse criminelle crédible et interprétation excessive de la réalité.


Un duo conjugal propulsé dans l’enquête

Un mari d’abord réticent

Face à cette obsession grandissante, François, le mari de Colette, oppose d’abord un scepticisme teinté d’ironie. Écrivain de romans historico-policiers au style volontairement désuet, il peine à prendre au sérieux les soupçons de son épouse. Son rapport à la fiction, plus littéraire que visuel, le rend méfiant face à une enquête reposant sur l’intuition et l’observation.

La naissance d’un tandem inattendu

Progressivement, François se laisse pourtant entraîner dans cette aventure improbable. À mesure que les éléments s’accumulent et que le mystère gagne en épaisseur, le couple se transforme en duo d’enquêteurs improvisés. Cette évolution constitue l’un des ressorts majeurs du film, mêlant dynamique conjugale, humour de situation et suspense, jusqu’à faire de ces personnages ordinaires de véritables détectives amateurs.


Un trio d’acteurs au service d’une mécanique précise

Gilles Lellouche et Rémi Bezançon, des retrouvailles attendues

Le crime du 3ᵉ étage marque les retrouvailles entre Gilles Lellouche et Rémi Bezançon, près de vingt ans après Ma vie en l’air. Depuis, le réalisateur s’est imposé avec des films comme Le Premier Jour du reste de ta vie, tandis que l’acteur a construit une carrière marquée par la diversité de ses rôles. Cette nouvelle collaboration s’inscrit dans une volonté commune de proposer un cinéma populaire, exigeant et rythmé.

Laetitia Casta et Guillaume Gallienne, équilibres essentiels

Laetitia Casta incarne une Colette à la fois déterminée et vulnérable, tiraillée entre savoir académique et intuition personnelle. À leurs côtés, Guillaume Gallienne complète ce trio principal, apportant une présence qui renforce l’équilibre entre comédie et tension dramatique. L’alchimie entre les interprètes participe à la fluidité du récit et à son efficacité narrative.


Une comédie policière pensée pour un large public

Un ton maîtrisé et des références assumées

Selon Ramy Nahas, directeur des ventes internationales de SND, le film se présente comme une comédie policière « intelligente et divertissante », misant sur un humour subtil et une mise en scène soignée. Les cinéphiles devraient y trouver un terrain de jeu fertile, grâce à de nombreux clins d’œil et références, tandis que le grand public pourra se laisser porter par l’intrigue et le rythme.

Le huitième long métrage de Rémi Bezançon

Avec Le crime du 3ᵉ étage, Rémi Bezançon signe son huitième long métrage. Son précédent film, Un coup de maître, est sorti en août 2023. Cette nouvelle œuvre s’inscrit dans une continuité, tout en explorant un registre mêlant plus frontalement le polar et la comédie, confirmant l’intérêt du cinéaste pour les récits centrés sur des personnages ordinaires confrontés à des situations extraordinaires.


Gilles Lellouche, une actualité particulièrement dense en 2026

Une année chargée sur grand écran

En parallèle de Le crime du 3ᵉ étage, Gilles Lellouche sera à l’affiche de plusieurs projets attendus en 2026. Il figure notamment au casting de La Vénus électrique de Pierre Salvadori, aux côtés de Pio Marmaï, Anaïs Demoustier, Vimala Pons et Gustave Kervern, ainsi que dans Moulin, dont la sortie est prévue le 28 octobre 2026.

Entre interprétation et écriture

Début 2026, l’acteur tournera également pour Michel Gondry dans Les Petites peurs, décrit comme une « comédie maléfique », avec Bastien Bouillon. Par ailleurs, Gilles Lellouche a confirmé travailler sur l’écriture de son troisième long métrage en tant que réalisateur, intitulé Un pas de côté. Présenté comme un film abordant « tout ce qu’on s’interdit et que l’on devrait faire pour aller mieux », le projet reste encore largement mystérieux.



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