Lucas Hernandez face à une nouvelle tempête judiciaire
Lucas Hernandez, défenseur du PSG, visé par une plainte pour traite d’êtres humains. Une enquête est ouverte par le parquet de Versailles.
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Lucas Hernandez, défenseur du PSG, visé par une plainte pour traite d’êtres humains. Une enquête est ouverte par le parquet de Versailles.
L’international français et défenseur du Paris Saint-Germain, Lucas Hernandez, fait l’objet d’une plainte pour « traite d’êtres humains et travail dissimulé ». Une enquête a été ouverte par le parquet de Versailles, relançant l’attention médiatique autour du joueur, déjà confronté par le passé à des affaires judiciaires extra-sportives.

Le parquet de Versailles a confirmé l’ouverture d’une enquête visant Lucas Hernandez, à la suite d’une plainte déposée par une famille colombienne. L’information, révélée initialement par Paris Match, a été confirmée à l’AFP. L’enquête, confiée à la brigade de recherches de Saint-Germain-en-Laye, porte sur des faits qualifiés de « traite d’êtres humains et travail dissimulé ».
À l’origine de la plainte, une famille colombienne composée de deux parents et de trois enfants, affirmant avoir travaillé pour la famille Hernandez sur une période prolongée. Selon leurs déclarations, ils auraient occupé divers postes, allant du gardiennage à la sécurité, en passant par le ménage, la cuisine et la garde d’enfants, dans des conditions jugées abusives.
L’avocate des plaignants, Me Lola Dubois, évoque des journées de travail comprises entre 70 et 80 heures hebdomadaires, sans congés payés ni vacances. La rémunération aurait avoisiné les 2 000 euros mensuels, versés en espèces, sans documents attestant d’un cadre légal clair au moment des faits.
Selon la défense de la famille colombienne, la combinaison d’horaires excessifs, de l’absence initiale de contrats de travail et de la situation administrative fragile des intéressés caractériserait une forme d’« esclavage moderne ». Des contrats auraient bien été établis, mais seulement un an après la prise de poste, ce que l’avocate estime insuffisant pour régulariser rétroactivement la situation.
Dans un communiqué transmis à l’AFP, Lucas Hernandez et son épouse, Victoria Triay, réfutent les faits qui leur sont reprochés. Le couple affirme n’avoir jamais agi avec une intention malveillante ni dans le mépris de la loi, évoquant au contraire une relation fondée sur le respect et la dignité.
Le joueur et sa compagne déclarent avoir été « manipulés », expliquant avoir cru les membres de la famille colombienne lorsqu’ils affirmaient être en cours de régularisation administrative. Ils assurent les avoir aidés et soutenus, estimant aujourd’hui que leur confiance aurait été abusée.
Cette nouvelle affaire ravive le souvenir des démêlés judiciaires passés de Lucas Hernandez. En 2019, le joueur avait été condamné en Espagne à six mois de prison pour non-respect d’une mesure d’éloignement, consécutive à une condamnation pour violences conjugales datant de 2017.
Après plusieurs recours, la justice espagnole avait accepté, en octobre 2021, de suspendre l’exécution de la peine, sous réserve que le joueur ne commette aucun nouveau délit pendant une période de quatre ans. Une amende de 96 000 euros avait également été prononcée à son encontre.
Les événements remontant à 2017 avaient donné lieu à plusieurs décisions judiciaires successives, notamment en raison du non-respect d’une interdiction de contact après un mariage intervenu peu de temps après la condamnation initiale. La justice espagnole avait alors considéré Lucas Hernandez comme récidiviste avant de revenir sur cette appréciation.
Cette succession d’affaires contribue à renforcer la pression médiatique autour du défenseur parisien. Chaque nouvel élément judiciaire est scruté à l’aune de son passé, complexifiant la lecture de la situation actuelle, alors même que l’enquête française n’en est qu’à ses débuts.
Cette affaire intervient dans une période sportive compliquée pour le Paris Saint-Germain, récemment éliminé en Coupe de France et en difficulté sur la scène européenne. Lucas Hernandez, diminué physiquement, occupe cette saison un rôle plus secondaire sur le terrain.
À ce stade, aucune mise en examen n’a été annoncée. L’enquête devra établir les faits, vérifier les déclarations des plaignants comme celles de la défense, et déterminer les responsabilités éventuelles. Le joueur, présumé innocent, reste dans l’attente des suites judiciaires.
L’ouverture de cette enquête place Lucas Hernandez dans une position délicate, tant sur le plan judiciaire que médiatique. Les accusations, graves, devront être examinées avec rigueur par la justice française. En attendant, cette affaire rappelle combien la carrière des sportifs de haut niveau peut être fragilisée par des enjeux extra-sportifs majeurs.
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