Donald Trump: Elle dit être sa fille illégitime et veut un test ADN
Une Turque de 55 ans affirme être la fille illégitime de Donald Trump et saisit la justice pour obtenir un test ADN. Où en est l’affaire ?
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Une Turque de 55 ans affirme être la fille illégitime de Donald Trump et saisit la justice pour obtenir un test ADN. Où en est l’affaire ?
Une femme de 55 ans vivant en Turquie affirme être la fille biologique non reconnue de Donald Trump. Saisie de la justice, cette affaire singulière mêlant soupçons d’échange de bébés, bataille judiciaire et demande de test ADN soulève de nombreuses interrogations, sans qu’aucune preuve n’ait, à ce stade, été établie.

Les enfants officiellement reconnus de Donald Trump sont bien identifiés du grand public. Ivanka, Donald Jr., Eric, Tiffany et Barron ont grandi sous l’œil médiatique, plusieurs d’entre eux occupant aujourd’hui des fonctions au sein de l’empire immobilier familial ou ayant joué un rôle dans la sphère politique américaine. Cette visibilité permanente a contribué à façonner l’image d’une famille structurée et solidement documentée.
L’ancien président américain n’en est cependant pas à sa première confrontation avec des rumeurs de filiation cachée. En 2018, des révélations relayées par CNN évoquaient déjà l’existence supposée d’un enfant illégitime, sur la base d’un témoignage non étayé. Aucune preuve concrète n’avait alors émergé, et l’affaire s’était rapidement dissipée, faute d’éléments tangibles.
Le 25 septembre 2025, Necla Ozmen, âgée de 55 ans et résidant à Ankara, a saisi le 27ᵉ tribunal de la famille afin de faire reconnaître la paternité de Donald Trump. Enregistrée officiellement comme la fille de Sati et Dursun Ozmen, le couple qui l’a élevée, elle explique avoir nourri des doutes sur ses origines après avoir constaté certaines incohérences dans ses documents administratifs et à la suite de discussions familiales.
Selon son récit, une révélation déterminante lui aurait été faite en 2017. Sa mère lui aurait alors confié avoir accouché d’un enfant mort-né dans un hôpital, au même moment qu’une Américaine prénommée Sophia. Cette dernière aurait affirmé avoir entretenu une relation extraconjugale avec Donald Trump et aurait remis son nouveau-né à la famille Ozmen, allant jusqu’à montrer une photographie du magnat de l’immobilier pour étayer ses propos.
Dans sa décision rendue le 10 octobre 2025, le tribunal d’Ankara a rejeté la demande de Necla Ozmen. La juridiction a estimé que les éléments présentés ne constituaient pas des preuves suffisantes pour engager une procédure de reconnaissance de paternité. La législation turque impose en effet des faits précis et vérifiables pour ordonner un test ADN, d’autant plus lorsque la procédure implique un ressortissant étranger.
Outre l’exigence de preuves tangibles, la loi requiert également l’accord des deux parties pour toute expertise génétique. Face à ce refus, Necla Ozmen a interjeté appel et indiqué avoir adressé des requêtes officielles à l’ambassade des États-Unis ainsi qu’aux juridictions américaines. À ce jour, aucune instance n’a ordonné la réalisation d’un test ADN.
Loin de toute volonté de scandale, Necla Ozmen affirme agir dans une démarche strictement personnelle. Elle déclare vouloir « simplement connaître la vérité » et insiste sur le fait qu’elle ne souhaite nuire ni à l’ancien président ni à sa famille. Dans plusieurs déclarations rapportées par la presse, elle explique vouloir savoir si Donald Trump est réellement son père biologique.
Convaincue de la véracité de ses soupçons, elle se dit confiante quant à la réaction de Donald Trump. Elle affirme croire qu’il est « un bon père » et qu’il ne la rejetterait pas si un lien de filiation était établi. Pour l’heure, ni Donald Trump ni son entourage n’ont formulé de réaction publique face à ces accusations.
Cette affaire, aussi singulière que sensible, repose aujourd’hui uniquement sur des témoignages familiaux et des déclarations personnelles, sans preuve scientifique ou juridique établie. En l’absence de test ADN, les affirmations de Necla Ozmen demeurent invérifiables. La suite dépendra désormais des décisions judiciaires à venir et d’une éventuelle réaction des autorités américaines ou de l’ancien président lui-même.
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