Hugh Jackman réinvente Robin des Bois dans une relecture crépusculaire (VIDEO)
Hugh Jackman incarne un Robin des Bois vieillissant et brisé dans The Death of Robin Hood. Une relecture sombre et introspective signée A24.
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Hugh Jackman incarne un Robin des Bois vieillissant et brisé dans The Death of Robin Hood. Une relecture sombre et introspective signée A24.
A24 dévoile la bande-annonce de The Death of Robin Hood, un film radicalement éloigné de l’imaginaire héroïque traditionnel. Porté par Hugh Jackman, ce long-métrage propose une vision sombre et introspective d’un Robin des Bois vieillissant, confronté aux conséquences d’une vie passée dans la violence et la transgression.

Avec The Death of Robin Hood, le cinéma s’attaque une nouvelle fois à l’une des figures les plus emblématiques de la fiction occidentale, mais en opérant un virage inattendu. Exit les aventures flamboyantes et les forêts luxuriantes de Sherwood : le film s’intéresse à un Robin des Bois usé par le temps, marqué physiquement et moralement par une existence passée hors-la-loi. Hugh Jackman incarne un homme vieillissant, rongé par les souvenirs de ses actes et par le poids des vies qu’il a prises.
Le récit, tel que le suggère la bande-annonce, se place dans un moment charnière : celui où la légende s’effrite. Le personnage principal n’est plus un symbole triomphant, mais un survivant solitaire, contraint de regarder son passé en face. Cette approche transforme le mythe en une méditation sur la culpabilité, la rédemption et la disparition progressive de l’homme derrière l’icône.
Au centre de cette trajectoire crépusculaire se trouve un personnage clé : une femme mystérieuse interprétée par Jodie Comer. Robin, gravement blessé, se retrouve sous sa protection, dans une situation de dépendance totale. Cette rencontre semble offrir au héros déchu une dernière opportunité de salut, sinon de paix intérieure. Le film suggère une relation empreinte d’humanité et de tension émotionnelle, loin de tout romantisme convenu.
La bande-annonce insiste sur la dimension intérieure du récit. Plus qu’un film d’action, The Death of Robin Hood s’annonce comme une étude de caractère, où chaque échange semble pesé, chaque regard chargé de non-dits. Jodie Comer apporte à ce face-à-face une intensité et une empathie qui contrastent avec l’isolement du personnage incarné par Hugh Jackman.
Le film est écrit et réalisé par Michael Sarnoski, cinéaste salué pour Pig et A Quiet Place: Day One. Son cinéma se distingue par une attention particulière portée aux trajectoires humaines et aux silences qui les habitent. Cette sensibilité trouve ici un terrain d’expression idéal, en déplaçant le centre de gravité du mythe vers les conséquences intimes de la violence et de la marginalité.
Distribué aux États-Unis par A24, The Death of Robin Hood s’inscrit dans la ligne éditoriale du studio, réputé pour ses œuvres audacieuses et exigeantes. Le choix d’un ton austère, presque méditatif, confirme la volonté de proposer une relecture adulte et sans concessions. Le tournage en Irlande du Nord, avec ses paysages rugueux et hivernaux, renforce cette atmosphère de fin de règne.
Autour de Hugh Jackman et Jodie Comer gravite une distribution composée de comédiens reconnus pour leur intensité dramatique. Bill Skarsgård, Noah Jupe et Murray Bartlett complètent un ensemble qui promet des interactions fortes et nuancées. Chaque personnage semble participer à l’exploration des fractures laissées par une vie de combats et de sacrifices.
Physiquement et émotionnellement, Hugh Jackman apparaît métamorphosé. Son interprétation s’éloigne des figures héroïques qui ont fait sa renommée pour embrasser une vulnérabilité rarement associée au personnage de Robin des Bois. La bande-annonce laisse entrevoir l’un de ses rôles les plus éprouvants, tant par l’intensité émotionnelle que par la sobriété du jeu.
Loin de célébrer la légende, The Death of Robin Hood semble vouloir interroger ce qu’il reste lorsque le mythe s’effondre. Le film questionne la valeur de l’héroïsme et le coût humain de la violence, proposant une réflexion qui résonne avec les relectures modernes de figures iconiques du cinéma.
Attendu en salles plus tard cette année, le long-métrage s’annonce comme un événement marquant pour les amateurs de récits sombres et de cinéma d’auteur. La bande-annonce laisse présager une œuvre exigeante, portée par une atmosphère oppressante et une écriture centrée sur l’intime.
Avec The Death of Robin Hood, A24 et Michael Sarnoski livrent une vision radicale et introspective d’un mythe universel. Hugh Jackman y incarne un héros fatigué, confronté aux ruines de sa propre légende. Plus qu’un film sur Robin des Bois, il s’agit d’un récit sur la fin des mythes et sur ce qu’il reste de l’homme lorsque la légende meurt.
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