Nord : une fillette de 10 ans retrouvée morte à son domicile. La piste du « jeu du foulard » est privilégiée par les enquêteurs. Retour sur un drame et ses enjeux de prévention.
Une fillette âgée de 10 ans a été retrouvée morte à son domicile de Bruay-sur-l’Escaut, dans le Nord, dans la nuit du 3 au 4 janvier 2026. Selon les premiers éléments de l’enquête, la piste du « jeu du foulard » est actuellement privilégiée par les autorités, qui excluent pour l’heure toute intervention extérieure.
Le drame s’est produit dans la commune de Bruay-sur-l’Escaut, dans la nuit du samedi 3 au dimanche 4 janvier 2026. Aux alentours d’une heure du matin, les services de secours ont été alertés et se sont rendus au domicile de l’enfant. À leur arrivée, la fillette était en arrêt cardio-respiratoire, ne présentant plus aucun signe vital.
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Un décès constaté rapidement
Malgré la rapidité de l’intervention, les secours n’ont pu que constater le décès de l’enfant. Celui-ci a été prononcé peu de temps après leur arrivée sur place. La scène a immédiatement été signalée aux forces de l’ordre, qui ont ouvert une enquête afin de déterminer les circonstances exactes de ce drame.
Une piste jugée prioritaire par les enquêteurs
Des premiers éléments compatibles avec une strangulation
Selon une source policière citée par Le Parisien, la fillette présentait une légère trace au niveau du cou. Cet élément matériel pourrait correspondre à une auto-strangulation, compatible avec la pratique du « jeu du foulard ». À ce stade, cette hypothèse est considérée comme la piste principale par les enquêteurs.
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Aucune intervention extérieure retenue
Les autorités ont rapidement écarté la thèse d’une intervention d’un tiers. Si le père de l’enfant ainsi que ses frères et sœurs ont été placés en garde à vue après la découverte du corps, ces mesures ont été levées dès le dimanche. Aucune charge n’a été retenue contre les membres de la famille, les investigations se poursuivant désormais dans un cadre strictement accidentel.
Le « jeu du foulard », un danger bien connu
Une pratique aux multiples appellations
Le « jeu du foulard » est une pratique dangereuse connue depuis plusieurs années. Elle porte différents noms selon les régions et les groupes d’enfants, tels que « jeu de la tomate », « jeu de la guillotine » ou encore « rêve indien ». Malgré son apparente banalité, ce « jeu » repose sur un principe extrêmement risqué.
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Un mécanisme aux conséquences graves
Le principe consiste à provoquer volontairement un évanouissement par strangulation, à l’aide d’un foulard, d’une ceinture, d’un lien ou parfois même des mains d’une autre personne. L’objectif recherché est un état d’euphorie fugace, provoqué par une hypoxie cérébrale, c’est-à-dire un manque d’oxygène au cerveau. Or, cette privation peut entraîner des séquelles neurologiques irréversibles, un coma ou la mort.
Des victimes toujours plus jeunes
Une initiation souvent précoce
Contrairement à certaines idées reçues, le « jeu du foulard » ne concerne pas uniquement les adolescents. Les spécialistes de la prévention alertent depuis longtemps sur le fait que l’initiation peut débuter très tôt, parfois dès l’école primaire, voire dans certains cas en maternelle. Les enfants ne mesurent pas toujours les risques encourus.
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Un phénomène difficile à détecter
Cette pratique est d’autant plus dangereuse qu’elle peut être réalisée seul, à l’abri des regards. Les signes précurseurs sont souvent discrets : maux de tête répétés, marques inexpliquées au cou, fatigue inhabituelle ou comportement isolé. Sans information ni vigilance, ces signaux peuvent passer inaperçus jusqu’au drame.
L’enquête se poursuit dans un contexte de prévention
Une enquête préliminaire toujours en cours
Une enquête préliminaire a été ouverte afin de confirmer les circonstances exactes du décès. Les autorités poursuivent les investigations pour établir avec certitude les causes de la mort de la fillette. À ce stade, aucune autre hypothèse que celle du « jeu du foulard » n’est privilégiée.
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Un rappel nécessaire sur les risques
Ce nouveau drame remet en lumière l’importance cruciale de la prévention. Les autorités sanitaires, éducatives et associatives rappellent régulièrement la nécessité d’informer les enfants, mais aussi leurs parents et les encadrants scolaires, sur les dangers de ces pratiques. Expliquer les risques réels, tant pour soi que pour les autres, demeure un levier essentiel pour éviter de nouvelles tragédies.
Un drame qui relance le débat sur la sensibilisation
La mort de cette fillette de 10 ans vient tristement rappeler que les jeux dangereux continuent de faire des victimes. Si l’enquête devra confirmer les circonstances exactes, ce drame souligne l’urgence d’une vigilance accrue autour des pratiques à risque chez les enfants. La prévention, l’information et le dialogue restent aujourd’hui les seuls remparts face à ce type de tragédie.
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