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Une scène de crime d’une brutalité rare

Découverte macabre à Saint-Bénézet
Le mardi 15 juillet 2025, des promeneurs ont fait une découverte terrifiante dans une zone boisée située entre Nîmes et Alès, sur le territoire de la petite commune de Saint-Bénézet. Ils ont alerté les autorités après avoir trouvé un corps partiellement brûlé, dont les premiers éléments laissaient présager une mort particulièrement violente. Le parquet de Nîmes, par la voix de la procureure Cécile Gensac, a rapidement confirmé qu’il s’agissait d’un jeune homme âgé de 19 ans.

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Une autopsie en attente, une enquête pour crime organisé
Les premières constatations effectuées par les techniciens en identification criminelle ont révélé l’usage d’au moins une arme à feu sur la victime. L’enquête a été immédiatement confiée au pôle criminel de Nîmes, qui a ouvert une information judiciaire pour « meurtre en bande organisée » et « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime ». Des unités spécialisées dans la lutte contre le crime organisé, issues des DCOS de Nîmes et de Montpellier, ont été mobilisées pour faire la lumière sur cette exécution d’une violence inouïe.


L’horreur documentée et partagée en ligne

Une mise à mort diffusée sur les messageries cryptées
Dans un tournant glaçant de cette affaire, des vidéos de l’exécution ont été relayées via des applications de messagerie sécurisées, utilisées par les trafiquants locaux. Ces séquences, que les enquêteurs relient directement au meurtre, montrent la victime, ligotée, bâillonnée et assise sur un chemin isolé, dans une scène nocturne. Le jeune homme, visiblement désorienté, reçoit trois balles dans la tête et la poitrine, tirées par un individu hors champ.

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Un corps en feu pour un message de terreur
Une deuxième vidéo montre le même agresseur mettant feu au corps de la victime à l’aide d’un briquet. Les images, d’une cruauté inqualifiable, ont pour objectif assumé d’intimider les gangs adverses dans le cadre d’une guerre de territoires. Le visage du tueur n’apparaît pas, mais le message adressé aux rivaux est clair : semer la terreur pour dominer la zone. Ces vidéos ont été authentifiées par les forces de l’ordre et consultées par plusieurs médias français.


Une guerre entre bandes qui gangrène Nîmes

Conflits territoriaux dans plusieurs quartiers sensibles
La procureure de la République de Nîmes a précisé que ce crime s’inscrit dans une série d’actes violents qui secouent la ville depuis plusieurs semaines. Les quartiers de Pissevin, Valdegour, Némausus-Jonquilles et Mas de Mingue sont devenus les théâtres récurrents de règlements de comptes liés au trafic de stupéfiants. Ces territoires sont disputés par des groupes criminels bien structurés qui n’hésitent plus à employer des méthodes extrêmes pour asseoir leur autorité.

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Des messages menaçants publiés sur Telegram
Sur la plateforme Telegram, un utilisateur lié à cette affaire a diffusé les vidéos avec un message explicite : « Choisissez bien votre camp. Continuez à travailler avec les FDP de la Zup Sud à Nîmes, regarde ce qu’ils font de vous. » Il y affirme que la victime aurait été tuée par erreur par son propre clan. « Vous avez juste tué un petit innocent qui vendait pour vous. » Une déclaration lourde de conséquences, qui montre à quel point la guerre entre bandes rivales est devenue incontrôlable et meurtrière.


Les autorités mobilisées face à une spirale incontrôlable

Une enquête complexe et minutieuse
Les forces de l’ordre, confrontées à une violence sans précédent, poursuivent leur travail d’enquête pour identifier les auteurs de cette exécution. Un expert judiciaire devra déterminer les causes exactes du décès, tandis que les services techniques s’attachent à analyser les vidéos et le lieu du crime. Le parquet d’Anvers a par ailleurs ouvert une enquête pour « feu involontaire » sur une scène similaire dans une autre affaire, preuve d’un climat général de tension.

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Appel à la vigilance et aux canaux officiels d’information
La porte-parole du parquet et des forces de sécurité appelle la population à ne se fier qu’à la communication officielle. Face aux fake news et aux montages circulant sur les réseaux sociaux, les autorités rappellent que toute manipulation de cette affaire peut nuire à l’enquête en cours. L’objectif demeure : rétablir la sécurité dans une région fortement marquée par le trafic de drogue et la criminalité organisée.



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