Luca Guadagnino explore l’obsession et la quête de reconnaissance dans sa nouvelle production, « Queer », adaptée du roman semi-autobiographique de William S. Burroughs. Un casting étonnant, dirigé par Daniel Craig et l’artiste Omar Apollo, révèle la puissance et l’ambiguïté des désirs au cœur d’une romance gay à Mexico. Découvrez la bande-Annonce sur ActuaNews…
Guadagnino et l’intensité des relations humaines
Une nouvelle interprétation de la quête de l’amour par Guadagnino
Le réalisateur Luca Guadagnino, connu pour son exploration artistique de l’amour et des relations queer, plonge dans une adaptation saisissante du roman de William S. Burroughs, Queer. Ce film, attendu pour une sortie en salles en novembre, met en scène un amour tourmenté dans le Mexique des années 1940, un cadre exotique et chargé d’histoire qui sert de toile de fond à la recherche d’identité et d’acceptation. Guadagnino, qui a déjà marqué les esprits avec Call Me By Your Name, confirme ici sa capacité à transcender le temps et les cultures pour aborder des thèmes universels, comme l’obsession et l’authenticité dans les relations humaines.
Un casting inattendu et prometteur
Le choix du casting ajoute une dimension surprenante et captivante à cette romance. Daniel Craig, connu pour ses rôles durs et physiques, incarne ici William Lee, un expatrié américain obsédé par Eugene Allerton, un marin joué par Drew Starkey. Aux côtés de Craig, l’artiste musical Omar Apollo fait ses débuts au cinéma, ce qui suscite une curiosité particulière tant auprès des cinéphiles que des fans du chanteur. Jason Schwartzman et Lesley Manville viennent compléter ce casting éclectique, apportant une touche unique à un film qui promet de se démarquer dans la filmographie de Guadagnino.
Une adaptation personnelle et poétique
Un scénario inspiré d’une œuvre controversée
Le roman Queer de William S. Burroughs, sur lequel est basé le film, est une œuvre semi-autobiographique qui décrit la fascination intense d’un expatrié américain pour un jeune homme dans une Amérique latine d’après-guerre. Cette histoire complexe et souvent provocante, écrite au début des années 1950, a longtemps été considérée comme un texte marginal en raison de son contenu explicitement homosexuel et de sa thématique sombre. Justin Kuritzkes, qui a également collaboré avec Guadagnino sur Challengers, adapte le récit avec une sensibilité qui conserve l’essence brute du roman tout en ajoutant une touche moderne et poétique.
Une esthétique immersive et surréaliste
Dans la bande-annonce de Queer, dévoilée récemment après sa première au Festival de Venise, on aperçoit l’approche visuelle unique de Guadagnino, empreinte de surréalisme et de décors luxuriants, créant une atmosphère à la fois intime et onirique. Le réalisateur italien s’attache ici à sublimer les paysages de Mexico, transformant les rues et les intérieurs en reflets des sentiments de ses personnages. Cette ambiance visuelle, associée à une bande-son subtile, laisse présager un film qui transcende le simple récit pour devenir une véritable expérience sensorielle.
Entre quête d’identité et obsession
Un portrait complexe d’un amour non partagé
L’histoire de Queer s’articule autour de la quête obsessionnelle de William Lee pour obtenir l’attention et l’amour d’Eugene. À travers ce personnage complexe et vulnérable, Guadagnino explore le désir inassouvi et le besoin désespéré d’être reconnu. Le réalisateur décrit lui-même le film comme “une quête inéluctable d’une reconnaissance dans le regard de l’autre”. Cette dimension psychologique, mêlée à l’aspect autobiographique de l’œuvre de Burroughs, confère à la romance un réalisme poignant, renforcé par la prestation nuancée de Craig dans un rôle qui contraste fortement avec ceux qu’il a tenus auparavant.
Le Mexique des années 40 comme symbole d’évasion
Le choix du Mexique des années 1940 comme cadre principal n’est pas anodin. Ce pays, à l’époque marqué par une ouverture culturelle et un certain mysticisme, représente pour William Lee un espace de liberté où il espère échapper aux contraintes de son passé. Mais ce cadre enchanteur se transforme progressivement en un labyrinthe émotionnel, où l’évasion laisse place à la confrontation intérieure. Guadagnino, fidèle à son art, réussit à faire de ce pays un personnage à part entière, contribuant à la montée en tension du récit.
Avec Queer, Luca Guadagnino signe un film qui s’annonce aussi puissant que poignant, un hommage à une époque et à un amour obsessionnel, mais aussi à la quête de soi. Cette production ne manquera pas de marquer les esprits, tant par son esthétique que par la profondeur de son propos.
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