Ce samedi 3 juin a marqué le coup d’envoi de la tournée événement de Mylène Farmer, intitulée Nevermore. La mystique chanteuse a choisi le Stade Pierre Mauroy de Lille pour lancer cette nouvelle aventure musicale, à laquelle ActuaNews.fr a eu la chance d’assister.

Crédits ©Robin

Depuis des mois, nous ne cessons de parler de Nevermore, la nouvelle tournée de Mylène Farmer qui promet d’être la plus grande tournée des stades de l’histoire de la musique en France. Ce spectacle d’envergure passera également par la Belgique et la Suisse. Il s’agit d’un événement à ne pas manquer, et cela se reflète dans l’engouement qu’il suscite. En seulement huit heures, pas moins de 200 000 places se sont envolées. Clairement, c’est le rendez-vous incontournable de l’année pour les amoureux de musique et de grands spectacles.

Dès notre arrivée au stade, nous avons pu ressentir l’excitation des fans qui attendaient avec impatience de retrouver leur idole, absente de la scène depuis 2019 et sa résidence à la Défense Arena de Paris, dont les coulisses ont été magnifiquement documentées dans un reportage à voir sur Amazon Prime. Un corbeau géant, dominant l’assemblée depuis le centre de la scène, et un imposant « Nevermore » rouge sur l’écran central, tout est prêt pour la fête. On sentait qu’une simple étincelle suffisait pour embraser tout le stade, et cette étincelle n’était autre que la belle chanteuse aux cheveux de feu.

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À 21h15, le clip du titre « Regret », sorti en juillet 1991 et interprété en duo avec  Jean-Louis Murat qui nous a quitté il y a quelques jours,, a été projeté sur l’écran. Ce superbe hommage rendu par Mylène Farmer a été chaleureusement acclamé par le public.

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Si certains fans ont campé pendant plusieurs jours pour obtenir les meilleures places et vivre cette première de la tournée dans les meilleures conditions, il aura fallu attendre 21h40, au coucher du soleil, pour que le spectacle commence enfin. Une vidéo nous a plongés au cœur d’un envol de corbeaux dont les cris résonnaient dans les travées du stade. Une véritable chorégraphie aérienne s’est déployée, donnant l’impression que le chaos s’abattait sur la Terre, que tout n’était que désert. Soudain, tous les corbeaux se sont rassemblés en un point pour faire apparaître des ailes gigantesques, laissant ainsi place à celle que tout le monde attendait. Son entrée en scène, loin de ce à quoi Mylène nous avait habitués par le passé, était empreinte de sobriété, comme si la chanteuse ouvrait les portes d’un nouveau monde avec son titre « Du Temps », suivi de « Peut-être toi » et « Libertine ».

La première partie du spectacle se voulait plus proche du public, et cela a parfaitement fonctionné grâce à la scène centrale en forme de croix s’étendant jusqu’au centre de la pelouse. Comme toujours, Mylène Farmer a réussi à nous surprendre en utilisant un double bras articulé qui lui permettait de chanter au-dessus de la foule. Ce moment fort a créé une véritable communion avec un public en délire.

De l’ombre a surgi une lumière nommée Mylène.

Une fois les retrouvailles célébrées, il était temps de découvrir le décor. Les écrans se sont écartés pour dévoiler une cathédrale en ruine, symbole d’un monde en chaos où Mylène semblait vouloir insuffler un renouveau, un espoir. Un véritable combat entre la lumière et l’obscurité, entre la vie et la mort, entre l’homme et la nature…

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Ce décor extraordinaire prend vie tout au long du spectacle grâce à des vidéos de qualité, qui font du décor, un véritable acteur du show. Autre acteur important du spectacle, c’est bien entendu la nouvelle troupe de danseurs qui se donne a son maximum, pour une Mylène qui a conçu le spectacle de A à Z. Les tableaux s’enchaînent parfaitement, le tout accompagné par des musiciens talentueux. Les nouvelles orchestrations musicales que l’on doit à Olivier Schultheis, sont parfaitement exécutées. Le spectacle est millimétré, visuellement spectaculaire, à l’image du corbeau géant où Mylène Farmer se trouve au cœur même de l’animal pour interpréter « Tristana ».

Quand Mylène fait du Farmer comme on aime

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Il faut l’admettre, Mylène n’a rien perdu de son aura. Elle chante et danse toujours avec élégance, et cela grâce notamment à Olivier Theyskens, créateur de tous les magnifiques costumes qu’elle porte tout au long des deux heures de spectacle. De sa coiffure rappelant les années « Libertine » à sa superbe robe argentée portée lors de son duo avec AaRON, nos yeux en prennent plein la vue.

Parmi les nombreux moments magiques que nous avons vécus lors de ce spectacle, un en particulier nous a fait “Rêver” : la venue d’Yvan Cassar, accompagnant Mylène Farmer au piano.

Mylène Farmer parvient encore et toujours à nous épater. À ce jour, aucun artiste français ne propose une telle production, un tel spectacle, tout en se renouvelant continuellement, que ce soit dans sa scénographie ou dans son récit. Tout ce qu’elle propose est travaillé avec minutie, mais cela n’enlève rien à l’humanité qui émane de l’artiste. Elle l’a prouvé une fois de plus en s’excusant avant d’interpréter le titre « Pas Le Temps De Vivre », par peur de ne pas réussir à le chanter.

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Mylène vit pour et par ses fans, et lorsqu’elle déclare avoir trouvé une « âme qui pourra l’aider » en désignant le public, cela témoigne de l’unicité de leur relation.

Cette première étape de la tournée Nevermore de Mylène Farmer à Lille restera gravée dans les mémoires comme un moment exceptionnel, tant par l’ampleur du spectacle que par l’émotion partagée entre l’artiste et son public. La chanteuse a une fois de plus démontré son talent inégalable et sa capacité à se réinventer, confirmant ainsi sa place de légende dans le paysage musical français


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