Un dernier film sous le signe du trouble et de la noirceur

Un rôle à contre-emploi pour James Van Der Beek

Disparu le 11 février dernier, James Van Der Beek apparaîtra une ultime fois au cinéma dans The Gates, un thriller indépendant produit et distribué par Lionsgate. Réalisé par John Burr, à qui l’on doit notamment Legend of the Muse, le long-métrage met en scène l’acteur dans un registre radicalement différent de celui qui l’a rendu célèbre.

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Dans la bande-annonce récemment dévoilée, il incarne Jacob, un pasteur charismatique et autoritaire, dirigeant une communauté religieuse recluse derrière les grilles d’un quartier sécurisé. Loin de l’image du jeune héros romantique qui l’avait propulsé au rang de vedette télévisuelle, Van Der Beek adopte ici un jeu plus froid, calculateur et inquiétant.

Une communauté fermée aux accents de secte

The Gates s’articule autour d’un postulat simple mais redoutablement efficace : trois amis traversent un lotissement isolé et sont témoins d’un meurtre. Pris au piège dans cette enclave religieuse, ils deviennent aussitôt suspects aux yeux des habitants et se retrouvent traqués. Le slogan du film, « One way in. No way out », résume l’atmosphère claustrophobe qui se dégage de cette intrigue.

La bande-annonce suggère une montée progressive de la tension psychologique. Le personnage de Jacob y apparaît comme le chef incontesté d’une communauté où la dévotion religieuse semble se confondre avec l’aveuglement. « J’ai été appelé à guider cette communauté », déclare-t-il dans un extrait, avant d’ordonner que la volonté divine soit accomplie. Le discours religieux, associé à la violence latente, installe une dimension inquiétante qui dépasse le simple thriller.


Un survival thriller aux ressorts psychologiques

Trois étudiants pris dans un engrenage

Le récit suit trois étudiants incarnés par Mason Gooding, Algee Smith et Keith Powers. Alors qu’ils tentent simplement de rallier leur destination, un détour les conduit à travers cette communauté fermée. Le hasard se transforme rapidement en cauchemar lorsqu’ils assistent à un homicide.

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Accusés du crime par les résidents, ils sont contraints de lutter pour leur survie. Au fil de la nuit, la pression exacerbe les tensions internes du trio : leurs convictions respectives et leurs divergences personnelles fragilisent leur cohésion. Le film semble ainsi mêler survival, thriller psychologique et réflexion sur la foi et la manipulation.

Une atmosphère oppressante et un culte omniprésent

La mise en scène met l’accent sur l’isolement du décor. Les grilles qui ferment le quartier deviennent un symbole d’enfermement, tandis que l’imagerie religieuse, omniprésente, nourrit un sentiment de malaise. Le pasteur Jacob apparaît tel un patriarche tout-puissant, tissant sa toile au cœur d’un groupe entièrement acquis à sa cause.

La bande-annonce laisse entrevoir une escalade de violence et de paranoïa. Les habitants, persuadés de la culpabilité des trois jeunes hommes, se transforment en chasseurs. L’ambiance évoque un huis clos à ciel ouvert, où la menace ne vient pas d’un monstre surnaturel mais d’une communauté soudée autour d’une foi instrumentalisée.


Une sortie marquée par l’émotion et l’héritage d’un acteur

Une carrière marquante entre télévision et cinéma

James Van Der Beek restera pour beaucoup le visage de Dawson Leery dans la série culte Dawson’s Creek. Il avait également marqué le public à travers des films tels que Varsity Blues ou The Rules of Attraction. Au fil des années, il avait diversifié ses apparitions, notamment dans les séries Mercy et Don’t Trust the B—- in Apt. 23.

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Avant son décès, l’acteur avait également tourné un rôle récurrent dans la série Elle, préquelle de la franchise Legally Blonde, destinée à Amazon Prime Video. The Gates constitue donc son ultime performance cinématographique, conférant au film une dimension particulière.

Hommages et soutien à sa famille

À la suite de son décès, ses proches ont mis en place une collecte de fonds via la plateforme GoFundMe afin de soutenir son épouse et leurs six enfants. La campagne a déjà dépassé les 2,6 millions de dollars, témoignant de l’attachement du public et de la communauté artistique à l’acteur.

Le réalisateur John Burr a exprimé son émotion, saluant l’énergie et la générosité de Van Der Beek sur le plateau. Il a évoqué une présence qui, malgré l’absence, continuerait d’inspirer l’équipe du film. Ces déclarations ajoutent une charge émotionnelle supplémentaire à la sortie du long-métrage.



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